Le marché énergétique marocain convoité par les Asiatiques

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Le marché marocain de l’énergie électrique intéresse aussi les Asiatiques qui viennent livrer bataille aux Européens dans leur propre fief. Longtemps considéré comme la chasse gardée des Européens, le marché maghrébin qui est sorti presqu’indemne de la crise économique internationale, attire de plus en plus les capitaux et investisseurs asiatiques. Pas plus tard qu’aujourd’hui lundi 27 décembre, le sud-coréen Daewoo Engineering and Construction a annoncé avoir remporté un contrat de 1,05 milliard de dollars pour la construction d’une centrale électrique au Maroc. Le contrat a été signé avec Jorf Lasfar Energy pour la construction d’une centrale de 700 mégawatts au sud-ouest de Casablanca. La nouvelle centrale électrique devrait être fonctionnelle d’ici à avril 2014.

Les Japonais sont eux aussi, venus de très loin faire leur entrée par la grande porte, sur le marché énergétique maghrébin très prometteur. Une rude concurrence les attend du côté des Français qui sont sur un méga projet d’énergie renouvelable «Transgreen» et les Allemands qui ont déjà jeté les premiers jalons de leur méga projet solaire Desertec. Au Maroc comme en Tunisie où le pétrole et le gaz naturel font défaut, l’enjeu économique de tels projets est tellement gros, qu’une stratégie spécifique a été déjà mise en place. La concurrence entre les pays fournisseurs est presqu’inexistante puisque la source des énergies solaire et éolienne est intarissable. Le Maroc a néanmoins un certain avantage grâce au statut avancé qu’il a déjà décroché auprès de l’Union européenne et qui le privilégie par rapport à ses autres concurrents algérien, tunisien, libyen ou égyptien. Ce privilège le Maroc peut le faire prévaloir dans ses transactions avec les investisseurs non européens dans la mesure où il leur facilite l’accès au marché européen. C’est pourquoi le Japon a voulu mettre la main dans la patte pour s’offrir sa part du gâteau, sachant que contrairement au gaz naturel et au pétrole, les sources des énergies renouvelables ont une durée de vie illimitée. L’Afrique du nord et notamment les pays du Maghreb sont ainsi appelés à devenir dans un proche avenir, une véritable «usine» d’énergies renouvelables devant alimenter le grand marché de l’Europe des 27 qui ne cesse de s’élargir. C’était lors du deuxième forum économique arabo-japonais tenu les 11 et12 décembre à Tunis, que le Japon a proposé aux trois pays maghrébins, de se joindre à son projet «Sahara Desert Project». A travers ce projet, le Japon veut faire du désert du Sahara, un parc de centrales solaires pouvant satisfaire la moitié des besoins du monde en électricité à l’horizon 2050. En attendant, une chose est sûre c’est qu’Amina Benkhadra, ministre de l’énergie, des mines, de l’eau et de l’environnement a du pain sur la planche.

 

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