Maroc-UE : L’adaptation de la législation marocaine avec les lois européennes en marche

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Titulaire depuis octobre 2008, du statut avancé auprès de l’Union européenne, le Maroc qui a ouvert de grands chantiers pour sa mise à niveau socio-économique, s’est également lancé dans réadaptation législative et réglementaire aux normes européennes. Pour ce faire, le Royaume est en train de finaliser une feuille de route pour l’adaptation de sa législation et de ses règlements avec les lois européennes, comme l’a annoncé devant le parlement, la Secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Latifa Akharbach.

L’adaptation en question concerne essentiellement les marchés publics, les critères industriels, les services financiers en matière d’assurances et la signature d’un accord de libéralisation des prix des produits agricoles industrialisés et des produits de la mer. Les négociations concernant la libéralisation des prix des services et les litiges commerciaux, a précisé Akharbach, sont à un stade avancé dans l’attente de la signature d’un accord global de libre échange entre le Maroc et l’UE.
Au plan financier, le Maroc est actuellement classé parmi les premiers bénéficiaires des aides européennes octroyées aux pays hors zone Euro, avec un montant global de 580 millions euros pour la seule période 2011-2013.
Sur le plan politique, Akharbach a rappelé la tenue en mars 2010 à Grenade (Espagne), du Sommet UE-Maroc, le premier du genre à réunir un pays du sud de la Méditerranée avec les 27 pays membres de l’UE. Les travaux du sommet ont été sanctionnés par une déclaration commune qui souligne la convergence de vues pour la mise en place d’un nouveau cadre de partenariat à moyen-terme. Ce dernier devrait insuffler une nouvelle dynamique aux échanges bilatéraux et permettre une concertation politique plus poussée.
Sur le plan humain, plusieurs initiatives entreprises durant les deux dernières années, visent à booster la coopération culturelle, scientifique et éducationnelle et à promouvoir la coopération entre les acteurs de la société civile et des institutions des deux parties. Dans le domaine de l’immigration, la partie marocaine a surtout veillé à préserver les droits et acquis de la communauté marocaine installée en Europe, tout en coopérant à la gestion rationnelle des flux migratoires sur la base d’approches globales et d’une responsabilité partagée. Il s’agit en définitive, d’une coopération tous azimuts que le Maroc doit mettre à profit pour s’arrimer solidement au train de développement de l’UE et préparer son entrée par la grande porte, dans le club des grandes nations.

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