Appui français au Maroc dans ses négociations avec l’UE pour un accord commercial

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Cela fait deux ans, jour pour jour, que le Maroc a obtenu son statut avancé auprès de l’Union Européenne (UE), mais il n’en profite pas encore, du moins à cent pour cent, dans ses échanges avec le marché européen et l’espace Schengen. Pour remédier à ce vide, des discussions sont en cours entre le Maroc et l’Union européenne pour la conclusion d’un nouvel accord commercial qui s’adosse au statut avancé. Rabat, grâce à ses excellentes relations bilatérales avec Paris, a déjà « le soutien complet de la France » comme l’a réaffirmé le 22 octobre dernier à Paris, la Secrétaire d’Etat française chargée du Commerce extérieur, Anne-Marie Idrac.

La secrétaire d’Etat française qui venait de rencontrer le ministre marocain du commerce extérieur, Abdellatif Maâzouz, en marge de la 24ème édition du Salon International de l’agroalimentaire (SIAL, 17-21 octobre), a souligné la nécessité de parvenir à un compromis « respectueux des uns et des autres », qui permettra de tenir compte du fait que le statut avancé dont jouit le Maroc depuis 2008, mérite d’être une prise en considération particulière dans ses discussions avec l’UE. Pour Maâzouz, il s’agit d’un signal que le gouvernement français a voulu adresser à l’UE sur la volonté du Maroc d’avancer dans les négociations sur les services, comme cela a été déclaré et souhaité au sommet de Grenade, (Espagne) entre le Maroc et l’Union européenne. Le Maroc demande notamment plus de flexibilité par rapport à certaines règles relatives, entre autres, à la reconnaissance des diplômes et à l’équivalence en matière de compétences, qui permettrait de rendre effectif, un accord sur les services. Une telle flexibilité permettrait d’aller plus vite dans les négociations sur le libre échange. En matière de textile, le Maroc demande à bénéficier des mêmes conditions de règles d’origine applicables pour la Turquie et les pays de l’ACP (Pays d’Afrique, Caraïbes et Pacifique), plaidant pour la double ou la simple transformation de certains produits, contrairement à la triple transformation en vigueur aujourd’hui qui exige que la filature, le tissage et la confection soient faits dans le pays d’origine du produit exporté. L’idée de mettre en place une cellule maroco-française pour une action concertée portant notamment sur la convergence réglementaire dans le cadre du statut avancé, et une coordination sur certaines questions multilatérales relatives à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Hormis les contraintes, qu’impose la crise financière internationale, l’UE est-elle prédisposée à aller loin dans son partenariat avec le Maroc et les autres partenaires de la rive sud de la Méditerranée, ou alors ses propres intérêts passent avant ceux des autres ?

 

 

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