Maroc – U.E : de sensible avancées, mais beaucoup reste à faire dans le social

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Le Maroc qui est accompagné et encouragé dans ses efforts de développement par l’Union Européenne, a réalisé de sensibles avancés aux plans économique et social mais beaucoup reste à faire en matière de lutte contre l’analphabétisme et la pauvreté, le chômage élevé parmi les jeunes citadins et le abs niveau de la scolarisation. C’est là, le constat établi par les membres d’un organe du Conseil de l’Europe.

Un rapport élaboré par la Commission des questions sociales, de la santé et de la famille et publié début août par le Conseil de l’Europe, fait le point de la situation sociale au Maroc et dans deux autres pays du Maghreb, l’Algérie et la Tunisie. La Commission dresse le bilan des réalisations ayant vu le jour au Maroc durant les dix dernières années.
Evoquant les réformes entreprises ou en cours dans divers domaines, le rapport estime que le Maroc est très impliqué dans la lutte contre la pauvreté et que des progrès considérables ont été enregistrés.
Pour preuves, il évoque des statistiques selon lesquelles, en 2010, il ne reste plus que 13,7 % de la population vivant en dessous du seuil de la pauvreté. Le Royaume, rappelle la Commission, a consenti d’énormes efforts en matière d’emploi, d’enseignement, de logement, d’égalité entre hommes et femmes via le code de la famille et engagé d’importantes réformes institutionnelles.
Ainsi, le taux de chômage a été ramené de 9,6 % en 2008  à près de 9,2 % en 2009, soit le niveau le plus bas par rapport à l’Algérie et la Tunisie.
Néanmoins, souligne le même rapport, la lutte contre l’analphabétisme (taux d’alphabétisation de 52 % en 2007), le bas taux de scolarisation et les taux élevés de chômage chez les jeunes en milieu urbain (jusqu’à 30 %), restent parmi les nombreux défis sociaux que le Maroc doit relever.
Justement en matière de cohésion sociale, un des facteurs de la stabilité démocratique, l’Europe se dit prédisposée à coopérer avec le Maroc «en raison des interdépendances économiques et sociales multiples avec le Maghreb».

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