Maroc-chrétiens : les expulsions concernent les personnes qui pratiquent le prosélytisme

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Le Maroc est souvent cité comme un modèle de tolérance, qualité au demeurant caractéristique du marocain en général. Cette image idyllique du pays serait-elle en train d’être battue en brèche avec les expulsions de chrétiens, accusés de prosélytisme ?
Tout récemment, une ONG protestante a annoncé que huit étrangers avaient été expulsés du Maroc début juillet, portant ainsi à 130 le nombre de chrétiens étrangers priés de quitter le pays depuis le début de l’année.

Le Maroc est souvent cité comme un modèle de tolérance, qualité au demeurant caractéristique du marocain en général. Cette image idyllique du pays serait-elle en train d’être battue en brèche avec les expulsions de chrétiens, accusés de prosélytisme ?
Tout récemment, une ONG protestante a annoncé que huit étrangers avaient été expulsés du Maroc début juillet, portant ainsi à 130 le nombre de chrétiens étrangers priés de quitter le pays depuis le début de l’année.
Pourtant, de nombreux religieux chrétiens vivant au Maroc reconnaissent eux-mêmes que le pays autorise la pratique de toutes les religions, sans contrainte. Ainsi, Mgr Vincent Landel, archevêque de Rabat et président de la Conférence des évêques de la région Nord de l’Afrique (Cerna), affirme que L’Église protestante, tout comme les Églises catholique, anglicane et orthodoxe, bénéficient au Maroc d’un statut légal qui leur octroie la liberté de culte.
De son côté, le Grand Rabin Joseph Israël, président de la chambre rabbinique au tribunal de première instance de Casablanca affirme : « Au Maroc, il y a toujours eu depuis des siècles et même avant le Moyen âge, une cohabitation pacifique entre Musulmans et Juifs, dans le respect total des règles juridiques du Royaume ». L’existence d’une chambre rabbinique au tribunal de première instance de Casablanca témoigne du climat de tolérance qui règne dans le Royaume, précise-t-il.
Où réside le problème alors ? Le pasteur réformé Jean-Luc Blanc qui représentait l’Église réformée à Casablanca, répond comme suit : « Depuis une dizaine d’années, 600 missionnaires évangéliques se sont installés au Maroc, menant un prosélytisme virulent auprès de la population, ce qui est très mal perçu ».
Une agressivité à laquelle les autorités marocaines ne pouvaient pas rester indifférentes. Mgr Vincent Landel reconnaît que ces expulsions  concernent avant tout « des évangéliques rattachés à des groupes internationaux ». Ils ont leur politique et la suivent, même si elle n’est pas conforme à la loi du pays », résume-t-il. Et de conclure : « Nous n’aurons pas de problèmes si nous savons rester dans l’ordre de la discrétion et du témoignage ».

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