Sahara-USA : le monde et l’Afrique n’ont pas besoin d’un Etat supplémentaire, dépendant et chaotique, selon le FPRI

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L’Union européenne et les Etats Unis « ont aujourd’hui un réel intérêt commun à mettre fin » au conflit du Sahara, tout autant que les Etats du Maghreb qui doivent plutôt se consacrer à des changements politiques et économiques devenus indispensables, a estimé le prestigieux Institut américain de Recherche en Politique Etrangère (FPRI).
La question du Sahara, qui « reste un sérieux obstacle pour l’avenir du Maghreb, attend une impulsion conjointe des Etats-Unis et de l’UE pour une solution qui n’a que trop tardé », a insisté le rapport du FPRI, rédigé par Dr Harvey Sicherman, chef de cabinet du secrétaire d’Etat américain James Baker, quand ce dernier était l’Envoyé Spécial du Secrétaire Général de l’ONU, pour le Sahara.

L’Union européenne et les Etats Unis « ont aujourd’hui un réel intérêt commun à mettre fin » au conflit du Sahara, tout autant que les Etats du Maghreb qui doivent plutôt se consacrer à des changements politiques et économiques devenus indispensables, a estimé le prestigieux Institut américain de Recherche en Politique Etrangère (FPRI).
La question du Sahara, qui « reste un sérieux obstacle pour l’avenir du Maghreb, attend une impulsion conjointe des Etats-Unis et de l’UE pour une solution qui n’a que trop tardé », a insisté le rapport du FPRI, rédigé par Dr Harvey Sicherman, chef de cabinet du secrétaire d’Etat américain James Baker, quand ce dernier était l’Envoyé Spécial du Secrétaire Général de l’ONU, pour le Sahara.
Le rapport livre une analyse du conflit du Sahara, en relevant que ce différend est la conséquence d’une « rivalité régionale entre l’Algérie et le Maroc ». Le « Sahara occidental n’a jamais été un Etat » par le passé. « L’Algérie nourrissait l’espoir de dominer le Maghreb. Elle a ainsi soutenu un mouvement de libération appelé Polisario qui, s’il réussit, isolerait le Maroc face à l’océan Atlantique », souligne Harvey Sicherman, connu pour sa grande expérience dans la recherche et l’analyse de la politique américaine et internationale.
« L’idée qu’une population quasi nomade du (territoire du Sahara), sans structures étatiques, puisse réussir à devenir un Etat, est pour le moins douteuse », analyse le FPRI, soulignant que le Maroc a toujours été soutenu dans ses droits aussi bien par « la Ligue Arabe que par les Etats-Unis et la France ».
Avec la multiplication rapide des groupes terroristes et leur intérêt visible pour les régions où la présence de l’Etat est faible ou inexistante, « l’idée d’une république du Polisario devient hasardeuse. La dernière chose dont le monde et l’Afrique ont besoin est certainement d’un Etat supplémentaire, dépendant, inepte et chaotique, et d’un territoire prétendant être un Etat », souligne le rapport.
Le rapport pointe aussi les soi-disant défenseurs des droits de l’homme, précisant que plusieurs ONG « montrent très peu d’intérêt pour ce qui se passe dans les camps de Tindouf ». Là où les gestes des gens sont « strictement contrôlés par les Algériens », « aucun recensement n’a été autorisé pour justifier les demandes d’assistance supplémentaire, alors que leur nombre est vraisemblablement très grossi ».
Ainsi « la cause humanitaire est devenue une couverture pour ce qui reste des prétentions d’une idéologie de libération nationale démodée », poursuit le FPRI.
Le FPRI rappelle enfin que le Plan d’autonomie marocain pour le Sahara, qui a reçu « le soutien des Etats-Unis et de plusieurs autres pays », est d’autant plus opportun qu’il fait partie d’une « réorganisation à terme du Royaume en régions plutôt qu’en provinces ». 
Le plan d’autonomie considère ainsi le Sahara comme un cas spécifique, mais dans le cadre de la souveraineté de L’Etat marocain et des prérogatives constitutionnelles et religieuses du Roi».

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