Sahara Occidental : L’institut Thomas More demande à l’UE de soutenir la proposition marocaine

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Dans son  rapport annuel rendu public hier à Bruxelles, et  intitulé « Pour une sécurité durable au Maghreb : une chance pour la région, un engagement pour l’Union Européenne», l’Institut Thomas More, Think Tank Européen de premier plan, recommande à l’Union Européenne de « soutenir la proposition marocaine d’autonomie, qui semble aujourd’hui la seule option réaliste de sortie de crise ».

Dans son  rapport annuel rendu public hier à Bruxelles, et  intitulé « Pour une sécurité durable au Maghreb : une chance pour la région, un engagement pour l’Union Européenne», l’Institut Thomas More, Think Tank Européen de premier plan, recommande à l’Union Européenne de « soutenir la proposition marocaine d’autonomie, qui semble aujourd’hui la seule option réaliste de sortie de crise ».
Se référant à l’ancien représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU pour le Sahara Occidental, Peter Van Walsum, le rapport rappelle que le diplomate onusien considérait qu’un État Sahraoui indépendant n’est pas un « objectif accessible ». De surcroit, les experts de l’Institut estiment que « Personne ne peut dire aujourd’hui si l’indépendance du Sahara Occidental constituerait une option viable, si ce territoire ne risquerait pas de se transformer en zone grise propice à tous les trafics, à la prolifération du terrorisme et in fine à la déstabilisation de la région ».
Dans la partie consacrée aux défis sécuritaires régionaux, l’Institut Thomas More note avec inquiétude l’émergence d’une « industrie hybride de l’enlèvement », faisant référence au kidnapping récent en Mauritanie de trois humanitaires espagnols par des membres d’Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) également liés au Front Polisario. Ce dernier, estime le rapport, exerce un véritable « verrouillage idéologique sur les camps de Tindouf », empêchant de fait une « autodétermination sans contraintes ».
Concernant l’intégration intermaghrébine, le rapport de l’Institut estime que la fermeture des frontières entre l’Algérie et le Maroc, principal facteur de blocage du développement de la région depuis plusieurs décennies, doit également être posée et pourrait faire l’objet d’une attention toute particulière de l’UE.
La conférence qui s’est tenue à Bruxelles autour de la sortie du rapport a vu la participation de nombreuses personnalités européennes et internationales, dont Dominique Baudis, Philippe de Fontaine Vive, ou encore les chercheurs Mohammed Benhammou et Amel Boubekeur.

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