Rencontre sur la sécurité en Méditerranée : le Maroc, une passerelle entre les deux rives

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La rencontre sur la sécurité en Méditerranée tenue le 23 mars à Rabat, revêt une importance indéniable à plus d’un titre. Les tensions, les prises d’otages dans la bande sahélo saharienne et l’insécurité qui règne dans la région, confirment l’actualité évidente de la thématique retenue.

La rencontre sur la sécurité en Méditerranée tenue le 23 mars à Rabat, revêt une importance indéniable à plus d’un titre. Les tensions, les prises d’otages dans la bande sahélo saharienne et l’insécurité qui règne dans la région, confirment l’actualité évidente de la thématique retenue.
La réunion est intervenue dans le contexte du sommet tenu entre le Maroc et l’Union européenne, lequel a scellé une relation forte entre deux partenaires, situés de part et d’autre de la Méditerranée. Fort donc de son nouveau statut, le Maroc se positionne désormais en passerelle entre les deux rives de la Mare Nostrum. Mais si la Méditerranée est à l’évidence un espace d’opportunités pour tous ses riverains, elle est devenue aussi une sphère pleine de risques.
Les écarts de développements entre les deux rives, les différenciations culturelles et les tensions cultuelles, sont autant d’ingrédients qui alimentent toutes sortes de tensions et de dérives. La migration clandestine, les trafics en tous genres, la violence terroriste et les prises d’otages en sont le résultat affligeant.
Face à ces nouvelles menaces, la rencontre de Rabat, qui a regroupé experts internationaux et diplomates de nombreux pays, a insisté pour que les pays du pourtour méditerranéen procèdent à « une réévaluation de l’équation sécuritaire » dans la région. Car l’espace méditerranéen subit les conséquences, non seulement du conflit persistant du Moyen-Orient, mais aussi de l’insécurité inquiétante dans les régions périphériques en Afrique, notamment dans  la bande sahélo saharienne.
Aussi, la coopération régionale contre les réseaux criminels et les groupuscules terroristes ne devrait-elle pas demeurer otage de calculs politiciens étroits. Les participants ont noté à cet égard que la récente réunion initiée par l’Algérie, sur la situation au Sahel, « sera vouée à l’échec en l’absence d’un partenaire incontournable » comme le Maroc.

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