Sahara Occidental-Union Européenne : Mohammed VI reçoit Christopher Ross

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Le Roi du Maroc Mohammed VI, a reçu hier en audience à Tétouan le médiateur de l’ONU pour le Sahara Occidental, Christopher Ross. Ce dernier entame une tournée dans la région,  afin de préparer la suite des négociations informelles qui se sont tenues entre le Maroc, l’Algérie et le Front Polisario  à la mi-février 2010. Ce dossier, qui envenime les relations intermaghrébines depuis plus de trente ans, intéresse également l’Union Européenne au plus haut point, le Maroc étant le pays du Maghreb entretenant les liens les plus étroits avec les 27, et l’Algérie étant le principal pourvoyeur de l’Union en gaz sur son flanc sud.

Le Roi du Maroc Mohammed VI, a reçu hier en audience à Tétouan le médiateur de l’ONU pour le Sahara Occidental, Christopher Ross. Ce dernier entame une tournée dans la région,  afin de préparer la suite des négociations informelles qui se sont tenues entre le Maroc, l’Algérie et le Front Polisario  à la mi-février 2010. Ce dossier, qui envenime les relations intermaghrébines depuis plus de trente ans, intéresse également l’Union Européenne au plus haut point, le Maroc étant le pays du Maghreb entretenant les liens les plus étroits avec les 27, et l’Algérie étant le principal pourvoyeur de l’Union en gaz sur son flanc sud.
L’UE, dans toutes les décisions qu’elle prend à travers ses différents organes (Parlement Européen, Commission, Conseil de l’Europe), est donc tiraillée entre la conciliation de deux positions extrêmes. D’un côté, l’UE est obligée –intellectuellement, culturellement, et stratégiquement- de soutenir le Royaume du Maroc qui est le pays le plus ouvert du Maghreb et du monde arabe, et qui est son interlocuteur privilégié dans nombre de dossiers complexes. De l’autre côté, l’Union ne veut pas risquer de trop crisper l’Algérie, au risque de voir un second « chantage énergétique » émerger côté sud, comme cela a été le cas lors des multiples crises russo-ukrainiennes. L’enjeu est de taille, car le conflit du Sahara Occidental est la principale pomme de discorde dans le Maghreb, et un sujet qui revient régulièrement sur le tapis dès qu’il s’agit d’intégration régionale. Dans le cas d’espèce, même si rien n’a filtré des entretiens entre le médiateur onusien et le souverain chérifien, des éléments d’informations assez sérieux convergent pour indiquer que Mohammed VI voudra mettre en harmonie le calendrier politique intérieur, où une commission a été installée pour réfléchir à un vaste programme de régionalisation, ainsi que le temps politique international, à savoir l’initiative marocaine d’autonomie pour le Sahara, présentée à l’ONU en 2007. Cette dernière, qui converge désormais avec une doctrine nationale en termes de gestion des régions, a été qualifiée de « sérieuse et crédible » par plusieurs résolutions des Nations Unies, et a permis d’enclencher un nouveau cycle de négociations entre les parties. Afin de faire coïncider les deux agendas, Mohamed VI dispose d’un atout de taille : une gestion du timing favorable, puisque le Maroc est désormais solidement arrimé à l’Union européenne à travers le statut avancé, et dispose donc d’un cadre stratégique à moyen terme qui lui permet d e gérer sereinement la question du Sahara.

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