M. Van Rompuy impose son style à la gouvernance européenne

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Peu d’observateurs européens étaient prêts à miser le moindre Euro sur ses chances de succès en tant que pilote du conseil de l’Europe. Pourtant, près de trois mois après sa prise de fonction, qui est concomitante avec la mise en route du traité de Lisbonne, Hermann Van Rompuy a déjà réussi une partie de son pari, en effectuant une « triple rupture ». Tout d’abord, en devenant le fameux « numéro de téléphone de l’Europe », en référence à la remarque sibylline d’Henry Kissinger, l’ancien premier ministre Belge incarne une certaine identité Européenne, plus que ne l’a jamais fait la commission.

Peu d’observateurs européens étaient prêts à miser le moindre Euro sur ses chances de succès en tant que pilote du conseil de l’Europe. Pourtant, près de trois mois après sa prise de fonction, qui est concomitante avec la mise en route du traité de Lisbonne, Hermann Van Rompuy a déjà réussi une partie de son pari, en effectuant une « triple rupture ». Tout d’abord, en devenant le fameux « numéro de téléphone de l’Europe », en référence à la remarque sibylline d’Henry Kissinger, l’ancien premier ministre Belge incarne une certaine identité Européenne, plus que ne l’a jamais fait la commission.
En second lieu, en réussissant el tour de force de « virer » les ministres des affaires étrangères des vingt-sept des Conseils de l’Europe et en réservant ce dernier uniquement aux chefs d’Etat et de gouvernement(appliquant en cela le texte à la lettre), M. Van Rompuy a rehaussé le niveau de décision ainsi que le degré de coordination. Enfin, en exprimant son souhait de voir le conseil de l’Europe se réunir de manière mensuelle, c’est l’ensemble du rythme de l’UE que M. Van Rompuy veut changer, lui imprimant de la vitesse et plus de concertation au plus haut niveau. Ces changements ne sont pas anodins, bien au contraire, ils augurent d’un nouveau mode de gouvernance européenne, où il se pourrait que le belge réussisse là où beaucoup de réformateurs avant lui ont échoué, et ce pour une raison très simple : le temps. En effet, durant les deux prochaines années, puis un probable second mandat, Herman Von Rompuy aura le temps d’ »épuiser » un certain nombre de gouvernants, et de continuer  ce travail de fourmi que certains appellent bureaucratie, mais qui aura indéniablement réussi à l’Europe durant les 50 dernières années.
En effet, en retouchant-même à la marge, même sur des détails- les modes de fonctionnement du conseil de l’Europe, le sémillant belge risque le pire : les faire parler d’une seule voix sur un sujet…

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