Infrastructures ferroviaires: le Maroc passe à la grande vitesse

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Conscient du rôle capital des infrastructures ferroviaires dans le développement économique et social du pays, le Maroc passe à la grande vitesse en modernisant son secteur ferroviaire et en prévoyant la mise en œuvre d’un ambitieux et vaste projet de TGV.
En effet, grâce au contrat- programme État-ONCF signé sous la présidence du Souverain, le Maroc est bel et bien mis sur les bons rails de la modernité. Ce contrat-programme marque un nouveau tournant dans le développement du secteur ferroviaire du Royaume.

Conscient du rôle capital des infrastructures ferroviaires dans le développement économique et social du pays, le Maroc passe à la grande vitesse en modernisant son secteur ferroviaire et en prévoyant la mise en œuvre d’un ambitieux et vaste projet de TGV.
En effet, grâce au contrat- programme État-ONCF signé sous la présidence du Souverain, le Maroc est bel et bien mis sur les bons rails de la modernité. Ce contrat-programme marque un nouveau tournant dans le développement du secteur ferroviaire du Royaume.
Le nouveau contrat-programme Etat-ONCF s’inscrit dans le cadre de la politique des grands chantiers initiés sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Le programme s’assigne comme objectif ultime de mettre le citoyen au cœur de la stratégie du développement, et ce via une politique d’amélioration constante des prestations rendues dans ce domaine dans une optique de développement durable.
Ce chantier d’envergure porte sur une période de 5 ans (2010-2015), il a été doté d’un budget conséquent de 33 milliards de DH. La réalisation du train à grande vitesse entre Tanger et Casablanca nécessitera une somme colossale de l’ordre de 20 milliards de DH, alors que les 13 MMDH qui restent seront affectés à la poursuite de la modernisation du réseau ferroviaire actuel. 
Il faut dire également que le TGV répond bel et bien à un besoin devenu pressant. grâce à une vitesse de 320 km/h , le TGV Casa-Tanger réduira la durée de transport entre ces deux villes de 4h45 min à 2h10 min, et entre Rabat et Tanger de 3h55 à 1h20 min. 
En outre, le TGV permettra d’augmenter les fréquences avec une meilleure qualité des services. Il est à noter que dès sa mise en service, il est prévu d’augmenter le nombre des voyageurs à 8 millions au lieu de 2 millions actuellement, étant donné que la capacité sera de 500 places par unité. 
Il est à souligner aussi que le projet a franchi plusieurs étapes préliminaires. Il s’agit, notamment de la mise en place des structures de suivi, par la création d’une direction au sein de l’ONCF. Cette dernière est constituée de 65 ingénieurs, dont les deux tiers sont marocains. Le reste est composé d’experts français dans le cadre d’un contrat d’assistance technique avec la SNCF (France).
Le tracé du TGV a été défini et les études préliminaires sont terminées. Quant aux études détaillées, elles sont en cours de réalisation. Il est prévu également la publication d’un décret sur l’utilité publique en plus du cahier des charges et de l’étude de l’offre d’acquisition du matériel du constructeur français.
Les travaux vont débuter juin 2010 pour s’achever vers la fin de l’année 2014. La mise en service de la ligne se fera en décembre 2015. Elle sera précédée par la réception des rames et la réalisation des essais nécessaires au trafic suivant les standards de sécurité fixés par l’Union internationale des chemins de fer.
Force est de souligner que les études détaillées de faisabilité qui ont été réalisées ont confirmé l’aspect très avantageux du projet, notamment sur les plans économique et social, en comparaison avec le réseau ferroviaire classique. 
Pour ce qui est du montage financier du projet TGV Tanger-Casablanca, il est partagé entre le budget de l’Etat (4,8 milliards de DH), le Fonds Hassan II pour le développement économique et social (1milliard de DH), des dons français et européens (1,9 milliard de DH) et des prêts assortis de conditions avantageuses (12,3 milliards de DH). Ces fonds seront consacrés aux études et à la réalisation de l’infrastructure (10 milliards de DH), à la mise en place des équipements ferroviaires (5,6 milliards de DH) et à l’acquisition du matériel roulant (4,4 milliards de DH).

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