Le Maroc co-préside l’initiative MENA-OCDE pour la gouvernance et l’investissement

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Depuis le 23 novembre 2009 le Maroc assure avec l’Espagne et la Belgique la présidence de l’initiative MENA-OCDE pour la gouvernance et l’investissement à l’appui du développement. Cette co-présidence succède à celle qui a été conjointement assurée pendant les trois dernières années par l’Egypte et le Royaume-Uni..

Depuis le 23 novembre 2009 le Maroc assure avec l’Espagne et la Belgique la présidence de l’initiative MENA-OCDE pour la gouvernance et l’investissement à l’appui du développement. Cette co-présidence succède à celle qui a été conjointement assurée pendant les trois dernières années par l’Egypte et le Royaume-Uni.
Lancée par les gouvernements des pays de la région MENA et l’OCDE, l’initiative pour la Gouvernance et l’Investissement à l’appui du développement s’articule autour de deux axes majeurs, à savoir le renforcement et l’amélioration des structures et procédures gouvernementales et l’amélioration des politiques et conditions d’investissement dans la région.
Sur le plan opérationnel, le Programme pour la Bonne Gouvernance repose sur six groupes de travail. Il s’agit en l’occurrence des groupes suivants : Fonction publique et intégrité ; Administration électronique, rationalisation de l’administration et réforme de la réglementation ; Gestion des ressources publiques ; Fourniture de services publics ; Rôle de l’appareil judiciaire et application de la loi et Société civile et médias.
Pour ce qui est du Programme pour l’Investissement, il s’articule autour des cinq thématiques, à savoir : Promouvoir des politiques d’investissement transparentes et ouvertes ; Encourager les organismes de promotion de l’investissement et les associations professionnelles à devenir des éléments moteurs de la réforme économique ; Instaurer un cadre fiscal favorable à l’investissement et évaluer les mesures d’incitation fiscale ; Promouvoir des mesures de nature à favoriser le développement du secteur financier et des entreprises dans le sens de la diversification de l’économie et de l’investissement et améliorer le gouvernement d’entreprise.
Ce programme s’assigne également comme objectifs de renforcer le dialogue public-privé sur les importantes réformes engagées en matière d’amélioration du climat des affaires dans la région, générer de nouvelles opportunités d’affaires entre opérateurs et entreprises des pays MENA et OCDE, promouvoir la participation des femmes dans l’activité économique, mettre en œuvre les politiques à même d’améliorer le niveau de vie des citoyens et relever les défis de la gouvernance pour une économie de plus en plus forte, plus saine et surtout plus équitable.
Alors qu’il n’occupait officiellement qu’un siège d’observateur au Comité des Politiques de Développement Territorial de l’OCDE, le Maroc a été accepté, en février 2009, en tant membre à part entière du Comité Directeur du Centre de Développement de l’organisation. Ce statut lui confère un nouveau positionnement de nature à faire valoir son point de vue en matière de conception et de mise en œuvre des politiques de développement.
En plus de présider cette initiative, le Maroc a signé son adhésion à la Déclaration de l’OCDE. Cette déclaration a été signée par le ministre délégué chargé des Affaires économiques et générales, M. Nizar Baraka et le secrétaire général de l’OCDE, M. Angel Gurria, en marge de la Conférence ministérielle de l’Initiative MENA-OCDE, qui s’est tenu au Maroc sous le thème : « Au-delà de la crise: les entreprises et les citoyens au centre des réponses politiques ». En effet, en signant cette déclaration, le Royaume ambitionne de réaliser un nouveau palier de croissance en drainant plus d’investisseurs.
Autant souligner la portée de cette déclaration qui fait partie des objectifs de la réforme engagée par le Royaume pour promouvoir un régime d’investissement ouvert et transparent et le comportement responsable des entreprises.  
Il faut dire aussi que l’adhésion du Maroc à la déclaration de l’OCDE est l’aboutissement d’un long processus de réformes engagées par le Royaume pour améliorer le climat d’investissement et attirer davantage de capitaux étrangers. Elle est qualifiée de « reconnaissance internationale des avancées du Royaume et une feuille de route pour de nouvelles générations de réformes conformes aux standards des pays de l’OCDE ».
C’est ce que vient de confirmer, à juste titre, le Secrétaire Général de l’OCDE qui considère que cette adhésion témoigne des progrès accomplis par le Royaume dans la réforme de ses politiques d’investissement visant à accroître sa compétitivité internationale et à l’intégrer davantage dans l’économie mondiale.
En effet, l’adhésion du Maroc à la Déclaration de l’OCDE va contribuer au renforcement de l’attractivité économique du Royaume.  C’est une consécration des efforts déployés depuis plusieurs d’année pour faire du Maroc une plate-forme attractive et compétitive d’investissement et d’exportation. 

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