L’offshoring au Maroc : la consécration d’un secteur porteur

L’offshoring au Maroc : la consécration d’un secteur porteur

Actualités
L’offshoring au Maroc : la consécration d’un secteur porteurFort de ses atouts compétitifs et de sa stratégie de développement des activités de délocalisation des services, le Maroc se positionne désormais comme une destination privilégiée et très attractive dans le domaine de l’offshoring. Il s’est fait une place de choix  sur la carte internationale des destinations offshores les plus avantageuses. En effet, défini comme premier pilier du Plan Emergence, l’offshoring fait partie des nouveaux métiers dits les Métiers Mondiaux du Maroc (MMM), présentant un potentiel immédiat et réel et sur lequel le Maroc a fait preuve de beaucoup de volontarisme.

Fort de ses atouts compétitifs et de sa stratégie de développement des activités de délocalisation des services, le Maroc se positionne désormais comme une destination privilégiée et très attractive dans le domaine de l’offshoring. Il s’est fait une place de choix  sur la carte internationale des destinations offshores les plus avantageuses. En effet, défini comme premier pilier du Plan Emergence, l’offshoring fait partie des nouveaux métiers dits les Métiers Mondiaux du Maroc (MMM), présentant un potentiel immédiat et réel et sur lequel le Maroc a fait preuve de beaucoup de volontarisme.
Le plan de développement des activités de l’Offshoring vise le développement de trois principaux axes à savoir la formation, le cadre sectoriel et incitation et les infrastructures et services.
A cet effet, une offre spécifique compétitive et adaptée aux besoins des investisseurs dans ce secteur a été proposée, dont la pièce maîtresse est la mise en place de zones dédiées aux activités de l’offshoring. Le Maroc ambitionne d’avoir une position de leadership sur le nearshoring francophone et hispanophone, grâce à sa proximité et notamment à son potentiel  de ressources humaines qualifiées et disponibles. A l’horizon 2015, ce sont 15 milliards de dirhams de PIB additionnels qui sont escomptés, de même que la création de 100.000 emplois.
L’offshoring a démarré au Maroc avec le secteur des centres d’appels. Une activité qui a connu ces dernières années une croissance exponentielle faisant passer le marché de 3 acteurs en 2001 à plus de 140 acteurs en 2007.
Ce secteur est considéré parmi les plus porteurs en matière de création d’emplois et d’investissement. En 2004, le secteur des centres d’appel comptait 5500 employés contre 21 000 en 2007, soit un quadruplement. Il est estimé que 250 nouveaux emplois sont proposés chaque semaine sur ce marché. A lui seul, le chiffre d’affaires des centres d’appels a connu une forte augmentation, passant de 1 milliard de DH en 2004 à 3,6 milliards en 2006.
Le plan sectoriel offshoring cible une quinzaine de filières prioritaires à plus fort potentiel pour le Maroc. Les filières cibles se répartissent en quatre principales catégories. La première catégorie concerne l’ITO (Informations Technologies Outsourcing) ou offshoring de services liés aux systèmes d’information dont les filières ciblées sont : tiers maintenance applicative, gestion externalisée d’infrastructures, test d’application, services support aux utilisateurs. La seconde est liée aux services BPO (Business Process Outsourcing) transversaux dont les filières ciblées sont : les services de ressources humaines (gestion de la paie, administration du personnel), de comptabilité (traitements comptables de masse) et de back-office généraux. La troisième catégorie touche aux services BPO verticaux dont les filières principales sont les back-office bancaires (gestion des moyens de paiement), d’assurance (gestion des contrats, gestion des sinistres de masse) et médical en tant que niche. La quatrième catégorie concerne les services à la clientèle (information avec voix, ventes en mode réception, ventes en mode appels sortants).
Conscient du potentiel sectoriel des activités de délocalisation, le Maroc a fait le choix de procéder à une spécialisation régionale des structures d’accueil dédiées aux activités de services à forte valeur ajoutée. Trois zones industrielles nouvelles générations lui sont dédiées dont deux opérationnelles (Casanearshore et Rabat Technopolis).
Casanearshore est la première zone dédiée à l’activité de l’Offshoring. Lancée par le Souverain fin 2005, elle représente, à ce titre, la locomotive de la stratégie nationale en matière d’offshoring. La ville de Rabat, quant à elle, a été dotée d’une zone dédiée à l’offshoring « Rabat Technopolis ». Lancé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI fin 2005, Technopolis constitue un vaste complexe dédié aux nouvelles technologies. En plus du développement d’une zone d’Offshoring, Technopolis prévoit également la création d’un centre de développement de logiciels et un centre de design ainsi que la création d’un Media Park sur les métiers de l’audiovisuel.
Le troisième parc intégré dédié à l’offshoring est celui de Fès Shore. Ce complexe sera édifié sur une superficie globale de 22 ha, dont 131.000 m² dédiés aux espaces de bureau et de services. Il est conçu sur le modèle d’un campus d’entreprises offrant des lieux de travail, de vie et de détente. Des entreprises de renommée sont déjà installées et d’autres s’installeront courant 2009 dans ces zones permettant ainsi de consacrer la destination Maroc. En outre, il est prévu de doter les villes de Marrakech et Tanger de zones dédiées à l’Offshoring ce qui conforte la position du Maroc dans ce domaine.
Ainsi, jouissant d’un positionnement avantageux sur les destinations offshores, le Maroc ambitionne de passer à la vitesse de croisière en dotant ce secteur de tous les moyens à même de booster ses activités et d’accroître son attractivité

Laisser un commentaire