Le PARAP II : un instrument financier européen au service de l’administration publique marocaine

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La réforme de l’administration publique est un chantier important au Maroc qui avance à grand pas dans la voie de la modernisation. Elle bénéficie d’une attention particulière à la hauteur de l’ampleur des changements que connaît le pays et les défis du développement socio-économique auxquels il fait face, d’autant plus que les mutations de l’environnement international exigent une administration publique performante et une gouvernance efficace, efficiente et surtout de proximité.

La réforme de l’administration publique est un chantier important au Maroc qui avance à grand pas dans la voie de la modernisation. Elle bénéficie d’une attention particulière à la hauteur de l’ampleur des changements que connaît le pays et les défis du développement socio-économique auxquels il fait face, d’autant plus que les mutations de l’environnement international exigent une administration publique performante et une gouvernance efficace, efficiente et surtout de proximité.
L’Union Européenne (UE) vient d’accorder au Maroc une aide de 73 millions d’euros destinée au financement du programme de consolidation et d’approfondissement de la réforme de l’administration et de la gouvernance publiques (PARAP II). Cette nouvelle convention financière concerne la deuxième phase du programme PARAP qui bénéficie également d’une assistance de la Banque Mondiale et de la Banque Africaine de Développement (BAD).
S’étalant sur quatre ans, le PARAP II prend la relève du PARAP I élaboré conjointement par la Banque Mondiale et la BAD pour la période 2004-2008. Il ambitionne d’améliorer l’efficacité de l’administration publique marocaine dans la gestion des dépenses publiques et des ressources humaines afin d’améliorer la qualité et l’efficience des prestations fournies par l’administration aux citoyens marocains.
Les principaux objectifs assignés à cet instrument sont très ambitieux. Ils consistent à disposer d’une administration moderne à même de contribuer à la compétitivité et au développement durable du pays ; assurer des prestations de services de meilleure qualité et au moindre coût ; développer et renforcer le processus de décentralisation et de déconcentration nécessaire à la mise en place d’une gestion de proximité de la chose publique en phase avec les préoccupations et les attentes des populations.
Ce nouvel instrument financier traduit la qualité exemplaire de la coopération entre le Maroc et la Commission Européenne. Il confirme également l’engagement de cette dernière à soutenir les efforts déployés par le gouvernement marocain pour moderniser la gestion publique, gage de performance et enjeu stratégique pour le pays et pour l’accomplissement de ses ambitions de régionalisation et d’intégration dans l’économie mondiale.
Les décideurs et les observateurs européens sont unanimes quant aux avancées réalisées par le Maroc dans la modernisation de la gestion de ses structures publiques, que ce soit au niveau de la gestion budgétaire ou au niveau de la gestion des ressources humaines.
L’expérience marocaine est citée en tant que modèle à suivre pour la région. En effet, plusieurs actions rénovatrices ont été initiées pour moderniser la gestion publique pour être en phase avec les mutations et les grands chantiers structurants ouverts par le royaume. Il s’agit notamment de la stabilisation des coûts de l’administration, l’amélioration de la qualité de service rendu aux citoyens et l’amélioration de la transparence publique à travers la simplification des procédures et la lutte contre la corruption.
Animé d’une volonté ferme pour la mise à niveau et l’amélioration de la qualité de son administration publique, le Maroc continue son bonhomme de chemin dans la voie de la modernisation en lançant une batterie de réformes administratives structurelles et de longues haleines. D’autres défis l’attendent dans ce sens, en l’occurrence la rémunération des fonctionnaires, la déconcentration et la régionalisation ainsi que les mécanismes d’accompagnement de la mobilité des fonctionnaires. Le PARAP II arrive à point nommé pour soutenir le royaume dans ses efforts louables et l’aider à relever ces défis en apportant un nouveau souffle à la dynamique de la réforme enclenchée de la gestion publique.

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