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Barcelone nouveau siège de l’UPM : un consensus historique

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UPMC’est fait ! L’Union pour la Méditerranée a désormais un siège, puisque la capitale catalane, Barcelone, a été choisie par consensus à l’issue de la réunion ministérielle qui s’est tenue à Marseille, et qui a permis de trouver un accord global sur de nombreux sujets. En effet, les pays de la rive sud de la Méditerranée ont pu obtenir le Secrétariat Général.

C’est fait ! L’Union pour la Méditerranée a désormais un siège, puisque la capitale catalane, Barcelone, a été choisie par consensus à l’issue de la réunion ministérielle qui s’est tenue à Marseille, et qui a permis de trouver un accord global sur de nombreux sujets. En effet, les pays de la rive sud de la Méditerranée ont pu obtenir le Secrétariat Général. Cinq postes d’adjoints au secrétaire général ont également été prévus, et devraient revenir à la Grèce, l’Italie, Malte, et enfin, l’autorité Palestinienne et Israël. Le fait est assez inédit pour y voir une volonté politique de l’UPM de peser sur le dossier du Proche-Orient, en mettant sur un pied d’égalité l’Etat hébreux ainsi que la Palestine, ce qui devrait permettre une courroie de transmission directe entre les deux  pays, déconnectée du temps politique du conflit. Ceci devrait permettre d’inscrire dans la durée la réflexion quand à l’avenir des relations entre les pays arabes et Israël, puisque la Ligue Arabe, après d’âpres négociations, participera pleinement à l’UPM,  et a gagné le droit de « participer à toutes les réunions et de prendre la parole à tous les niveaux », selon le chef de la diplomatie égyptienne, qui codirigeait les négociations avec son homologue français, Bernard Kouchner. Néanmoins, le nom du Secrétaire Général n’est pas encore connu, et en coulisses, Algérie et Maroc s’affronteraient, avec la Tunisie en embuscade, pour que ce poste très convoité leur revienne. En effet, il semblerait que l’accord « informel »passé entre la France et le Maroc, qui prévoyait que le Secrétaire Général soit marocain, aie été remis en cause par l’Algérie, qui prendrait ombrage de l’influence grandissante du Royaume chérifien. La question de la nomination du secrétaire général a donc été reportée « à une date ultérieure », une formule polie pour dire que les couteaux sont tirés et que chacun compte ses soutiens.

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