Environnement : Engagement et orientation stratégique pour un développement propre et durable du pays

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La situation géographique, la diversité des climats, des reliefs, des sols, des écosystèmes, la richesse des ressources naturelles (minières, halieutiques, ligneuses, agricoles…), ainsi que le potentiel humain considérable font du Maroc un pays aux multiples atouts en termes de capital écologique et de développement économique.
L’adhésion du Maroc aux conventions et traités dits de la génération de Rio, traduit la volonté du gouvernement marocain de s’inscrire dans le cadre légal des nouvelles perspectives de coopération internationale que ces nouveaux instruments juridiques offrent aux pays. Toujours fidèle et respectueux des règles fondamentales qui régissent la coopération internationale, le Maroc a ratifié les trois conventions issues du processus de la Conférence de Rio et qui portent sur les thèmes des changements climatiques, de la biodiversité et de la lutte contre la désertification.
En optant pour le choix du développement durable et responsable comme orientation stratégique de son propre développement, le Maroc affirme sa volonté de relever les défis environnementaux de ce troisième millénaire. Son choix est dicté au niveau national, non seulement par la rationalisation nécessaire de la gestion des ressources, gage du développement socio-économique futur du pays, mais également et surtout en raison d’un souci d’amélioration continue de la qualité de vie du citoyen marocain. Le droit à un environnement sain est de ce fait un principe fondamental de la politique nationale en matière de gestion de l’environnement.
Face à l’ampleur des problèmes et l’importance des investissements requis, le Maroc s’est résolument engagé à l’instar de la communauté mondiale dans un processus de maîtrise des problèmes environnementaux dans le cadre d’une politique intégrée et efficiente.
Dans ce cadre, le Maroc a engagé une nouvelle politique environnementale qui est fondée sur le concept de développement durable et entend faire de la protection de l’environnement un facteur clé du développement économique et social du pays. Les priorités de l’action environnementale dans ce domaine s’articulent autour des axes suivants: la protection des ressources en eau ; la réduction des déchets et l’amélioration de leur gestion ; l’amélioration de la qualité de l’air et la réduction de la pollution atmosphérique ; la protection et la préservation des sols et du littoral.
Ainsi, le Maroc a ouvert plusieurs chantiers en faveur d’une meilleure gestion de l’environnement dont principalement la révision de son arsenal juridique en matière d’environnement et la mise en place d’une panoplie d’instruments techniques et financiers de soutien à la politique environnementale nationale. Il dispose actuellement d’un ensemble d’outils de mesure et d’observation de la qualité de l’environnement (Observatoire National de l’Environnement, Laboratoire National de l’Environnement, Observatoire National de la Sécheresse, Laboratoire Public d’Etudes et d’Essai, et autres Laboratoires et Départements sectoriels). Plusieurs études et enquêtes environnementales ont été réalisées à des échelles géographiques variées et pour des besoins divers. Elles ont permis d’accumuler un riche patrimoine d’informations et de données de grande valeur sur l’ensemble des aspects environnementaux du pays.
Dans l’objectif d’atténuer les principaux problèmes environnementaux que le Royaume affronte actuellement au même titre que les autres pays du monde, le Maroc a adopté une stratégie Nationale de Protection de l’Environnement et du Développement Durable, ainsi qu’un Plan d’Action National pour l’Environnement (PANE).
Cette stratégie nationale pour la protection de l’environnement à moyen et long terme comporte un certain nombre de programmes fédérateurs qui se déclinent en une kyrielle de projets. Ils concernent particulièrement la protection et la gestion durable des ressources en eau ; la protection et la gestion durable des ressources en sol, la protection de l’air et la promotion des énergies renouvelables ; la protection et la gestion durable des milieux naturels et particulièrement les forêts, les oasis et le littoral; la prévention des catastrophes naturelles et risques technologiques majeurs; l’amélioration de l’environnement urbain et préurbain et la gestion et la communication environnementales.
Le PANE, lui, répond à des finalités à la fois écologiques, sociales et économiques. Au niveau écologique, la finalité est d’éviter toute dégradation irréversible du milieu naturel. En matière sociale, l’action environnementale vise à améliorer la qualité de vie des populations. Sur le plan économique, la finalité est de réduire les coûts de dégradation du milieu et des ressources naturelles et de valoriser judicieusement ces dernières.
L’adoption du PANE a favorisé le recentrage nécessaire des objectifs des politiques sectorielles nationales de développement, en favorisant la démarche tendant à intégrer les préoccupations environnementales dans la politique socio-économique du pays. A ce titre, plusieurs actions ont été prévues et planifiées en vue de promouvoir le développement durable au Maroc, notamment par des programmes de renforcement du cadre institutionnel et juridique, des capacités nationales de gestion de l’environnement, ainsi que des conditions du suivi et d’évaluation environnementale. Des programmes de sensibilisation, d’éducation et d’information environnementale, privilégiant l’implication effective et appropriée de la société civile, ont été également prévus dans ce sens.
Dans le cadre d’une vision cohérente compatible avec les exigences de la promotion du secteur agricole et la nécessité de renforcer la mobilisation des ressources hydriques, le secteur de l’eau a été particulièrement privilégié. A cet effet, il a été procédé à la programmation de cinq nouveaux barrages dans le projet de loi de Finances de 2009 pour un coût global de 2,2 milliards de dirhams. Il s’agit des barrages de Sidi Abdellah dans la province de Taroudant, de Hilala dans la province de Chtouka Aït Baha, de Guenfouda dans la wilaya d’Oujda, de Tiouine dans la province d’Ouarzazate et de Khroufa dans la province de Larache, outre la programmation d’un certain nombre de petits et moyens barrages.
Une attention toute particulière est ainsi accordée au renforcement des actions relatives à la protection contre les inondations, la rationalisation de l’utilisation de l’eau, la généralisation de l’approvisionnement du monde rural en eau potable, la poursuite de la réalisation du programme national d’assainissement liquide et la mise à niveau environnementale de toutes les régions du pays. A cet effet, les crédits alloués au secteur de l’eau et de l’environnement ont été augmentés de 19 % pour atteindre 3,3 milliards de dirhams.

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