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L’investissement : levier stratégique de la croissance socio-économique du pays

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InvestmentStabilité politique et macro-économique, appui institutionnel, cadre juridique incitatif, proximité géographique de l’Europe, politique de réformes structurelles et de libéralisation de l’économie, niches prometteuses, secteurs en plein essor économique, autant d’atouts qui renforcent l’attractivité du Royaume du Maroc et plaident en faveur de l’investissement dans ce pays.
Conscient que la qualité des politiques d’investissement influe directement sur les décisions de tous les investisseurs, petits ou grands, nationaux ou étrangers, le Maroc s’est résolument engagé, à l’instar d’autres pays émergents, dans un processus de définition et de conduite d’une politique visant à créer des conditions favorables à l’investissement pour une croissance, à la fois forte et pérenne. La transparence, la protection de la propriété et la non-discrimination sont les principes fondateurs de la politique d’investissement qui renforcent les efforts du Maroc en vue de créer un climat d’investissement sain, au bénéfice de tous, faisant de l’acte d’investir un levier stratégique de la croissance socio-économique du pays.
Diverses mesures d’ordre économique, institutionnel, législatif et réglementaire ont été mises en ouvre pour améliorer l’attractivité du Royaume. Elle ont été concrétisées par l’adoption d’un cadre fiscal attrayant en matière d’investissement avec notamment l’entrée en vigueur du dispositif de la charte d’investissement et l’adoption d’un régime conventionnel permettant aux investisseurs importants de signer des conventions ou des contrats d’investissements avec l’Etat en vue de bénéficier d’avantages particuliers; ainsi que la refonte de l’environnement institutionnel de l’investissement, basé sur une meilleure répartition déconcentrée des tâches et des rôles : d’une part, les centres régionaux d’investissement (CRI) pour l’assistance et l’aide aux investisseurs au niveau des seize régions du Royaume, et d’autre part, au niveau national la Commission des investissements instituée en octobre 1998.
Ces dernières années, la politique gouvernementale marocaine s’est axée sur le maintien de la stabilité macroéconomique, l’assainissement des finances publiques, la mise en oeuvre de réformes structurelles et l’élaboration d’une stratégie de croissance. Gage de l’efficacité de cette politique gouvernementale et de sa réussite, l’économie marocaine a obtenu des performances remarquables en matière de croissance, d’emploi et de finances publiques. Les investissements extérieurs ont également augmenté de manière très significative ces dernières années.
investmentContinuant sur sa lancée, le Maroc a ainsi poursuivi la consolidation de son cadre macroéconomique et a conservé une cadence régulière et ascendante en matière de réformes institutionnelles en vue de renforcer la stabilité de son système économique et financier et d’accroître son attractivité aux investissements directs étrangers (IDE), facteur accélérateur de la convergence et du rattrapage économique. C’est dans cet esprit que s’inscrivent les réformes d’envergure destinées à repositionner le tissu productif national au profit des nouveaux secteurs porteurs et à forte valeur ajoutée. Il en est de même pour la nouvelle stratégie agricole baptisée « Plan Maroc Vert » qui devrait favoriser l’émergence d’une agriculture moderne et compétitive. Le démantèlement tarifaire prévu dans l’accord d’association se poursuit, tandis que les négociations ont été ouvertes sur la libéralisation du commerce des services et de l’investissement, au même titre que la libéralisation du commerce des produits agricoles et de la pêche.
S’agissant de la circulation des capitaux, le Maroc progresse dans sa stratégie de libéralisation du compte capital. D’importantes mesures portant sur la libéralisation des transactions en devises des résidants ont été introduites en août 2007. La poursuite de la libéralisation dans ce domaine devrait favoriser la transition progressive vers un régime de change flexible, pour autant que la poursuite de l’assainissement des finances publiques et la conduite d’une politique monétaire prudente se maintiennent.
Selon le rapport économique et financier du projet de loi des fiances pour l’année budgétaire 2009, les investissements directs étrangers (IDE) à destination du Maroc ont poursuivi leur trend haussier traduisant l’impact sur le terrain des réformes importantes notamment en matière de facilitation de l’investissement et d’amélioration du climat des affaires. Les IDE ont avoisiné les 38 milliards de dirhams (5,2 milliards de dollars) en 2007, plaçant le Maroc, selon la CNUCED, au deuxième rang des destinations d’IDE en Afrique après l’Egypte (10,2 milliards de dollars) et devant l’Afrique du Sud (5 milliards de dollars). Outre son amélioration continue au fil des années, l’attractivité du Maroc est de plus en plus indépendante des opérations de privatisation. Au cours des dernières années, les IDE sous forme de privatisation ont, en effet, affiché une baisse continue passant de 6,5 milliards de dirhams en 2005 à respectivement 4 et 2,3 milliards en 2006 et 2007.
Au niveau régional, l’UE demeure la principale source d’IDE à destination du Maroc (84% du total des IDE pour la période 2000-2007 et 70% environ pour la France et l’Espagne). Sur le plan sectoriel, les entrées d’investissements ont concerné l’industrie (sous-traitance aéronautique et automobile), le tourisme (plan Azur), l’immobilier (méga-chantiers immobiliers) et l’Offshoring. Les secteurs du tourisme et de l’immobilier ont été les plus dynamiques au cours de ces dernières années. Leurs parts dans l’ensemble des IDE ont atteint ainsi 20% en 2007 contre 11,5% en 2000 pour le premier et 31% contre 3,7% pour le deuxième. Le tourisme est même devenu en 2007 le premier secteur attractif d’IDE au Maroc.
Les perspectives d’attrait de nouveaux IDE par le Maroc restent prometteuses en liaison avec les différents projets d’investissement (infrastructure, tourisme, l’immobilier, Offshoring…); l’accélération des réformes et l’amélioration du climat des affaires (nouvelle loi sur l’arbitrage, nouvelle loi sur les sociétés anonymes, loi sur l’échange électronique de données juridiques…) ; l’accroissement des délocalisations ainsi que la croissance des IDE sortants des pays en développement, notamment de l’Asie et des pays arabes. En effet, le différentiel de taux de change entre l’Europe et les Etats-Unis pourrait être à l’origine d’une accélération des opérations de délocalisation de la production, en particulier, aéronautique vers les pays à la fois de proximité et à bas coûts de main d’oeuvre, comme le Maroc.
L’attractivité et le positionnement économique du Maroc au niveau mondial font l’objet d’une évaluation régulière par plusieurs organismes économiques et financiers internationaux. Il s’agit en particulier du Forum Economique Mondial (rapports sur la compétitivité mondiale, sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication et sur la compétitivité du secteur des voyages et tourisme), de la Banque Mondiale (Doing Business) et de l’Institut américain « The Heritage Foundation » (Indice de Liberté Economique). Ces différents rapports témoignent des avancées réalisées par le Maroc dans différents domaines. Ils permettent aussi d’accélérer les réformes ou d’adopter de nouvelles mesures afin de permettre au pays d’améliorer son positionnement au niveau international. Selon ces rapports, des progrès significatifs ont été réalisés au niveau de la compétitivité, en particulier au niveau de l’infrastructure, des institutions, de l’épargne nationale, ainsi qu’au niveau des procédures requises pour créer une entreprise.

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