Le Maroc, confiant en l’avenir, s’arrime à l’Europe

Le Maroc, confiant en l’avenir, s’arrime à l’Europe

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Le Maroc, confiant en l’avenir, s’arrime à l’Europe

L’octroi d’un statut avancé au Royaume du Maroc par l’Union européenne, le 13 Octobre dernier constitue un évènement à part dans la tectonique des relations internationales entre le Maghreb et l’Europe, et redéfinit la coopération entre l’Europe et la rive sud de la Méditerranée.Cette nouvelle forme de coopération, qui a été conceptualisée pour inventer une forme d’arrimage basée sur « plus que l’association, moins que l’adhésion »,

L’octroi d’un statut avancé au Royaume du Maroc par l’Union européenne, le 13 Octobre dernier constitue un évènement à part dans la tectonique des relations internationales entre le Maghreb et l’Europe, et redéfinit la coopération entre l’Europe et la rive sud de la Méditerranée.Cette nouvelle forme de coopération, qui a été conceptualisée pour inventer une forme d’arrimage basée sur « plus que l’association, moins que l’adhésion », consacre le modèle de développement et la batterie de réformes intenses entreprises sous la houlette de Mohamed VI. En effet, cela fait maintenant bientôt dix ans que le monarque a succédé à Hassan II, entraînant une mutation profonde du champ politique, de l’économie, et de la solidarité. Cette transition s’est faite naturellement, alors même qu’un certain nombre d’écueils se dressaient sur le chemin d’un pays ne disposant pas de ressources en hydrocarbures, mais possédant une vision de l’avenir ambitieuse et solidaire. Le pari n’était pas gagné d’avance, car des difficultés structurelles telle la dépendance de l’économie de la pluviométrie devaient être surmontées (Jusqu’à il ya peu de temps, l’on disait qu’au Maroc, « gouverner c’est pleuvoir ») et un nouveau modèle de développement économique, basé sur les nouvelles technologies et les grands chantiers, a dû être théorisé, avec des résultats probants. En effet, le Maroc n’est pas entré en Europe par effraction, mais à la sueur du front de ses « forces vives », qui ont su prendre le tournant de l’économie- monde, et imaginer les mécanismes qui permettent au pays de s’inscrire dans une dynamique irréversible de progrès. Le timing de l’arrimage du Maroc à l’Europe n’est pas non plus anodin, car, sur fond de crise financière mondiale, prendre un pari sur un pays du sud nécessitait une certaine dose de courage politique de la part de Bruxelles, ainsi qu’une confiance importante de la part du Maroc en la capacité de rebond de l’Union.

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