Hassan II et Jean Paul II en discussion

Pourquoi le Maroc ? un pionnier du dialogue entre les cultures et les religions

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Hassan II et Jean Paul II en discussionAu-delà des critères objectifs retenus par l’Union Européenne pour donner au Royaume un statut avancé –unique, il est utile de le rappeler- il est nécessaire de comprendre que le Maroc constitue un laboratoire unique pour le monde occidental quand à la capacité d’un pays à la triple identité musulmane, africaine, et arabe, à se réformer et à s’inscrire dans une dynamique de démocratisation. Cette dernière n’est pas, dans le cas du Maroc, un processus cosmétique qui aurait été entrepris uniquement dans le souci de plaire aux exigences de l’occident, mais un réel souci de s’inscrire dans une démarche de modernisation d’un pays-civilisation, fort d’une histoire séculaire et de traditions ancrées dans l’inconscient collectif de tous les marocains. Car le Maroc est en effet un cas à part dans la rive sud de la Méditerranée. A une époque où les communautés sont antagoniques, ce pays constitue pour le reste du monde un espoir, une promesse, celle que les cultures peuvent cohabiter harmonieusement, dans la tolérance et le respect. C’est cet aspect unique du Royaume, qui en fait un technicien aguerri du dialogue interculturel, qui a interpellé l’Union Européenne quant au besoin d’avoir un partenaire fort, pour lequel il a fallu inventer un modèle de coopération original, le statut avancé. Ce mode de coopération, le Maroc ne l’a pas usurpé, car l’engagement résolu du Royaume en faveur de l’ouverture démocratique et solidaire constitue un critère tout aussi important que les indicateurs économiques. Ces derniers restent, bien entendu, très important pour une Europe qui a « mal à sa croissance », et qui se droit de trouver des réservoirs de développement en dehors de son espace strictement géographique. Et c’est donc consciente que le Maroc constitue désormais un partenaire potentiellement très important que l’Union Européenne a choisi de le soutenir, tout en espérant limiter l’influence des autres puissances qui courtisent ce pays-clé dans le dispositif  Euro-méditerranéen.

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