Vue de l'autoroute Rabat-Tanger

Un immense chantier à ciel ouvert aux portes de l’Europe

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Vue de l'autoroute Rabat-TangerCe sont les grues, présentes partout, qui marquent en premier les touristes qui se rendent au Maroc ces dernières années. En effet, le pays connaît actuellement une formidable accélération de ses infrastructures, dans l’optique de le doter de tous les équipements nécessaires à son développement économique. Les autoroutes, qui croissaient entre 2000 et 2004 de 100 kilomètres par an, progressent désormais de près de 160 kilomètres annuels, contribuant ainsi au désenclavement de certaines régions du Royaume, et permettant la fluidification des circuits économiques en raccourcissant les délais de transport. Parallèlement, une grande campagne de prévention routière a été enclenchée par les autorités afin de réduire le taux de sinistres sur les routes et de sécuriser les parcours. Au nord du pays, la construction du port de Tanger Méditerranée représente la porte du Maroc sur la « Mare Nostrum », rivalisant avec nombre d’autres ports de la rive nord de la Méditerranée, avec une capacité de traitement de containers à terme de près de 8 millions. Ce complexe géant est le porte-étendard de la nouvelle politique de développement des provinces du Nord du Maroc et a constitué un électrochoc qui a permis de libérer les énergies économiques dans cette zone. La ville de Tanger, considérée jusqu’alors comme une « belle endormie » s’est en effet réveillée, est devenue, en quatre ans, la nouvelle destination des investissements touristiques étrangers ainsi qu’une cible de choix pour les promoteurs immobiliers.Rabat-Salé constitue l’autre grand chantier du Maroc, avec l’investissement très important -près de deux milliards d’euros- consenti pour aménager la vallée historique du Bouregreg, comprenant un port de plaisance, des rives aménagées, un tunnel souterrain reliant les deux villes, ainsi qu’un tramway dont les travaux sont quasiment terminés (livraison prévue en 2009). Chantier de la génération « M6 », le réaménagement du Bouregreg n’en oublie pas pour autant l’économie, avec près de 30 000 m2 de bureaux et 15 000 m2 dédiés aux commerces. Le développement intégré de la zone du Bouregreg permettra de mettre à la disposition de la ville de Rabat un formidable réservoir de croissance économique, complété par l’inauguration récente de la Technopolis de Salé, aménagée sur près de 107 hectares, et permettant l’installation rapide d’entreprises innovantes dans des locaux équipés, et ce, pour un coût de location modique (environ 8 euros le mètres carré).Cette politique de grands travaux a été menée parallèlement à une stratégie de promotion des nouvelles technologies qui fait du Maroc le pays leader des T.I.C en Afrique.Vue du port de Tanger Med Le secteur est en effet en plein boom, avec 20 millions d’abonnés au gsm, près de 600 000 à l’adsl haut débit, ainsi que 2,3 millions au téléphone fixe, et un taux de pénétration du marché de l’ordre de 70%.Cette explosion des nouvelles technologies au Maroc constitue une véritable e-révolution, qui a permit au marché du travail de se recentrer sur les emplois à haute valeur ajoutée et de faire baisser de manière drastique le nombre de candidats à l’immigration en fixant les populations. Accompagné d’un réel effort de formation, notamment par l’Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi et des Compétences (ANAPEC), l’effort marocain pour la promotion des nouvelles technologies vise à profiter de l’effet d’aplanissement des inégalités entre le nord et le sud qu’offrent les nouvelles technologies.

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