L’INDH, redonner leur voix aux sans-voix

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Lancée le 18 mai 2005, lors d’un discours prononcé par Mohamed VI, l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH) est le grand chantier social du Maroc, visant à réduire les inégalités et créer les conditions de réinsertion économique des plus faibles. Basée sur l’idée clef qu’il est plus productif d’apprendre à pêcher aux populations démunies que de leur donner du poisson, cette initiative fait l’objet d’une union sacrée au Maroc, mobilisant aussi bien l’Etat que les secteurs publics et associatifs. Ayant pour valeur fondatrice le respect de la dignité de l’homme, L’INDH est un programme national doté de près de 1 milliard d’euros pour la période 2006/2010, ventilés en quatre pôle : lutte contre la précarité, combat contre l’exclusion sociale en milieu urbain, programme contre la pauvreté en milieu rural, et enfin, programme transversal, chargé de sélectionner les projets associatifs qui seront soutenus par l’INDH.
Démarche participative, l’INDH a reçu l’adhésion des associations locales, souvent en mal de financement pour relayer leurs actions sur le terrain, mais également en mal d’encadrement pour donner à leurs efforts le cadre de cohérence nécessaire à la maximisation de leur impact. Dans un souci de transparence à l’égard du public, l’ensemble des fonds alloués à l’INDH font l’objet d’un rapport d’audit de certification des comptes consultable par les citoyens.
Parallèlement au programme de mise en œuvre, un réseau d’experts a été mis en place, afin de faire bénéficier les acteurs locaux de leurs compétences, et de former les comités locaux de l’INDH dans la planification stratégique ainsi que le diagnostic participatif. Mobilisé également dans l’audit des projets mis en place, ce réseau d’expert est ouvert en permanence à de nouvelles candidatures.
L’INDH, au-delà de ses mécanismes de réduction des inégalités et de mise en place d’infrastructures culturelles, sportives ou éducatives dans les zones défavorisées, est un programme qui vise à permettre au pays d’offrir un espace encore plus cohérent aux investisseurs étrangers, leur permettant ainsi d’évoluer dans une société plus harmonieuse, où la fracture sociale est en voie de résorption.

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