La flotte européenne quitte les eaux marocaines en attente du nouvel accord de pêche

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Les quelques 126 navires de pêche qui opèrent dans les eaux maritimes du Maroc ont levé le voile ce samedi 14 juillet à mi nuit, date d’expiration nouvel accord de pêche de l’accord de pêche Maroc-union Européenne conclu en 2014.

Le retour de la flotte européenne dans les zones de pêche marocaines reste donc tributaire de la conclusion du nouvel accord et son approbation par le Conseil des ministres et le parlement européens.

Les négociations du futur accord de pêche incluant les eaux maritimes du Sahara marocain, sont à un stade avancé selon des sources européennes.

Ce lundi à Bruxelles, le Conseil des 28 ministres des Affaires étrangères de l’UE a adopté une décision portant sur l’adaptation de l’accord d’association de l’accord agricole avec le Royaume de nature à inclure expressément le Sahara marocain, précisent les mêmes sources.

Il s’agit d’une mesure, conforme à l’arrêt rendu le 21 décembre 2016, par la Cour de Justice européenne (CJUE) sur l’accord de libéralisation des produits agricoles et autres, et qui vise à introduire dans les textes des futurs accords avec le Maroc, l’extension des préférences tarifaires aux produits du Sahara marocain à l’instar de ceux des autres régions du Royaume.

Cette décision tend à la fois à conforter la base juridique de l’exportation vers l’UE des produits issus des provinces du sud et à favoriser le développement des régions sud du Royaume, ajoutent les sources européennes.

La décision des ministres européens qui ont demandé au Parlement européen de l’adopter dans les meilleurs délais, précise-t-on à Bruxelles, permettra également à l’UE, «de continuer à revigorer son partenariat avec le Maroc et montre la voie à suivre pour l’accord de pêche entre les deux partenaires dans les mois à venir».

L’es négociations en cours sur le nouvel accord de pêche Maroc-UE ont été retardées par les discussions des questions d’ordre technique et surtout politique qui se sont avérées plus ou moins complexes.

Sur le plan technique les deux parties devaient s’entendre sur le volume des captures et le quota devant être débarqué dans les ports marocains ainsi que sur le montant de la compensation financière que l’UE devrait verser au Maroc. Selon certaines indiscrétions, le Maroc a demandé son doublement pour passer de 40 à 80 millions d’Euros.

Si l’inclusion du Sahara marocain dans le futur accord de pêche ne pose plus problème, les négociateurs des deux parties auraient également surmonté les obstacles dressés par la CJUE. Ils devraient néanmoins s’accorder sur des moyens de mise en œuvre des décisions prises.

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