Le parlement européen adopte un accord avec le Maroc sur les services aériens

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Le parlement européen a adopté, mardi à Strasbourg, à une large majorité (511 voix), l’accord euro-méditerranéen relatif aux services aériens avec le Maroc, à la grande stupéfaction du Polisario et des eurodéputés qui soutiennent ses chimériques causes indépendantistes.

Conclu au nom de l’Union Européenne (UE) à l’initiative du conseil européen ledit accord entre la Communauté européenne et ses États membres, d’une part, et le royaume du Maroc, d’autre part, vise à faciliter l’ouverture des marchés du transport aérien.

L’accord préconise également un rapprochement général des législations entre les deux parties, autour notamment des éléments clés de la réglementation européenne dans le domaine de l’aviation civile, y compris en matière de sécurité, de réglementation économique et notamment de concurrence, de contrôle aérien et de protection du consommateur.
Cet accord, le premier à être signé avec un pays tiers en dehors du continent européen, encourage investissements croisés de part et d’autre de la Méditerranée dans le cadre du partenariat privilégié issu du processus de Barcelone entre l’UE et les pays riverains de la mer méditerranéenne.
Entré en vigueur provisoirement depuis sa signature, le 12 décembre 2006, cet accord a ouvert de nouvelles perspectives de développement pour les compagnies aériennes marocaines et européennes en supprimant les restrictions en matière de capacité, de nationalité, de fréquences de vols ou de lignes aériennes.
Selon les termes de l’accord adopté par le Parlement européen, l’ouverture des marchés depuis 2006 a apporté des bénéfices importants: le trafic de passagers entre l’Union européenne et le Maroc a plus que doublé, atteignant 12 millions de passagers par an avec une croissance remarquable de 109 % depuis 2005, les services offerts et le nombre de destinations desservies ont également fortement augmenté en plus d’une baisse d’environ 60 % du prix moyen du ticket ce qui a largement profité aux consommateurs européens et marocains.

En revanche, l’adoption de cet accord a été très mal accueillie par les eurodéputés pro-Polisario et le Front sahraoui qui revendique avec le soutien algérien, la souveraineté du Sahara marocain.

L’Intergroupe sur le Sahara occidental et le groupe des Verts/ALE qui se sont dits non convaincus par les arguments avancés par la Commission européenne qui « a confirmé que l’accord s’applique au territoire du Sahara occidental », ont voté ce mardi, contre le texte présenté et exprimé leur « stupéfaction » face à de présumées « contradictions persistantes » de l’UE dans sa politique dans le dossier du Sahara occidental.

 

 

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