L’UE se félicite de la nomination du nouveau médiateur de l’ONU pour le Sahara

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L’Union européenne s’est félicitée, vendredi, de la nomination de l’ancien président allemand, Horst Köhler au poste d’Envoyé personnel du Secrétaire Général de l’ONU pour le Sahara en remplacement de l’américain Christopher Ross.
« Nous nous félicitons de la nomination de l’ancien président Horst Köhler comme envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara», a affirmé une porte-parole de l’UE dans une déclaration à la MAP.
«L’Union européenne attend avec impatience de travailler avec lui», a ajouté la porte-parole, notant que l’UE « continue d’encourager toutes les parties à s’engager dans la recherche d’une solution conformément aux résolutions du Conseil de sécurité et aux principes et objectifs de la Charte des Nations Unies».
Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, avait annoncé, mercredi à New York, la nomination de Horst Köhler au poste d’Envoyé personnel du SG de l’Onu pour le Sahara qui succède au médiateur américain Christopher Ross.

Ce dernier a complètement échoué dans sa médiation au point de ne plus pouvoir réunir autour de la même table, les deux protagonistes, le Maroc et le Polisario qui agit sous les ordres des dirigeants civils et militaires algériens.

L’Algérie constitue de l’avis de nombreux analystes, l’obstacle majeur de tout règlement politique consensuel du conflit du Sahara Occidental. En assurant un appui inconditionnel aux revendications indépendantistes du Polisario et en maintenant depuis plus de vingt ans, sa frontière terrestre fermée avec le voisin marocain, expliquent les mêmes analystes, le pouvoir algérien fait non seulement, perdurer ce conflit territorial qu’il a concocté de toutes pièces à l’époque de la guerre froide, mais il a largement contribué à maintenir au frigo l’ambitieux projet de l’Union du Maghreb Arabe vivement souhaité par les peuples de la région.

De surcroît, ajoutent les analystes, en mettant les bâtons dans les roues du Maroc, le pouvoir algérien a réussi à paralyser la politique de voisinage que l’Union européenne a initiée avec le Maroc en tant qu’expérience pilote qui devait être généralisée aux autres pays de la rive sud de la Méditerranée.

A présent, la grande question qui taraude l’esprit de ces analystes est de savoir si le nouveau médiateur Köhler saura-t-il surmonter le grand obstacle algérien en convainquant le Conseil de Sécurité de peser de tout son poids sur le régime algérien pour qu’il change de position dans les tractations à venir autour de l’épineux dossier du Sahara.

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