Moscovici assure que les malentendus sur les accords Maroc-UE vont bientôt «se dissiper»

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Le commissaire européen aux Affaires économiques et financières, à la Fiscalité et aux Douanes, Pierre Moscovici qui était en déplacement la semaine dernière à Marrakech, a assuré que «les malentendus» suscités par l’arrêt de la CJUE, «sont en train de se dissiper», appelant «les Marocains à faire confiance à l’Union européenne».

Intervenant lors d’une conférence intitulée « Europe-Maroc: quels enjeux économiques face aux nouveaux défis », organisée le 25 mai à l’université Cadi Ayyad de Marrakech, Moscovici a brossé un tableau optimiste sur le proche dénouement des tensions créées par la justice européenne autour des clauses d’application de l’accord agricole et de la pêche liant le Maroc et l’Union Européenne (UE).

Pour rappel, les rapports entre Rabat et Bruxelles ont été ébranlés par l’arrêt de la cour de justice de l’UE (CJUE) du 21 décembre 2016 qui stipulait que « les accords d’association et de libéralisation conclus entre l’UE et le Maroc ne sont pas applicables au Sahara » marocain.

Interpellé dans une interview à l’hebdomadaire marocain Telquel.ma, sur la proposition de la Commission européenne d’amender les protocoles agricoles des accords d’association Maroc-UE, Pierre Moscovici a assuré au sujet des «malentendus, voire des tensions ou du moins des irritations» suscités par l’arrêt de la CJUE, «les choses sont en cours de règlement» et «les malentendus sont en train de se dissiper», suggérant de laisser «les Européens prendre leurs décisions».

L’idée, a-t-il expliqué, «est en effet d’avoir un mandat pour négocier des tarifs préférentiels pour les marchandises en provenance du Sahara occidental et faire en sorte que la relation douanière soit fluide, (…) nous sommes en train de trouver des solutions qui conviennent à tous».

«Ce dossier, a-t-il souligné, est traité dans le respect de nos principes du soutien que l’UE apporte aux efforts du secrétaire général des Nations unies à trouver une solution politique au Sahara occidental, ainsi que dans le respect des intérêts stratégiques qui passent par une relation étroite et positive avec le Maroc».

«Nous souhaitons avoir une relation stratégique avec le Maroc qui est un partenaire spécial», a-t-il dit, relevant que «dans le Maghreb, le Maroc est un pays qui jouit d’une stabilité politique et économique (…), où l’investissement est sûr», d’où l’engouement des entreprises européennes et surtout françaises sur le marché marocain.

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