Mogherini rassure le Maroc au sujet de l’accord agricole

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La Cheffe de diplomatie de l’Union européenne (UE), Federica Mogherini a assuré mardi à Bruxelles, que l’UE prendra les mesures appropriées pour sécuriser l’Accord agricole et préserver le partenariat avec le Maroc.

Au lendemain de la mise en garde du Maroc contre la non-application des termes de l’accord agricole de 2012, la haute représentante et vice-présidente de la Commission européenne, Federica Mogherini a tenu d’urgence, une rencontre avec le ministre délégué marocain aux Affaires étrangères, Nasser Bourita, « consacrée à l´évolution des relations entre le Royaume du Maroc et l’Union européenne ».

Cette rencontre a été sanctionnée par une déclaration conjointe, dans laquelle les deux parties soulignent que l’UE et le Maroc  « demeurent attachés» à leur partenariat et «engagés à le défendre».

Les deux parties « sont déterminées à le préserver et à le développer, dans ses différentes dimensions ». Elles « ont convenu que les équipes techniques se réuniraient bientôt pour élaborer en détail la voie à suivre », dans «un climat de sérénité et de confiance mutuelle, pour s’entendre sur les arrangements nécessaires à la poursuite et au développement des relations entre les deux parties, notamment dans le domaine agricole ».

En attendant les conclusions de ces discussions, précise la déclaration, « des mesures appropriées seraient prises si nécessaire pour sécuriser la mise en œuvre de l’accord de libre échange des produits agricoles transformés et produits de la pêche entre l’Union européenne et le Maroc en vigueur et préserver les acquis du partenariat dans ce domaine ».

Réagissant aux obstacles que les lobbyistes européens pro-Polisario dressent contre l’application de l’accord agricole, le ministre marocain de l’Agriculture et de la Pêche maritime, Aziz Akhannouch a exigé lundi, de l’UE de «dire clairement et sérieusement si elle veut un partenaire solide et crédible et avec qui elle veut travailler ».

Akhannouch a de même, pointé du doigt les « discordances par rapport au Maroc entre la Commission européenne, le Conseil de l’Europe, la Cour de justice et le Parlement européen », appelant l’UE à mettre un terme à ces « discordances », au moment où, a-t-il dit, le Maroc attend « un signal politique fort reconnaissant le rôle du royaume et l’effort extraordinaire qu’il fournit à la frontière sud » du vieux continent.

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