Les rapports entre Bruxelles et Rabat tournent au ralenti

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Les rapports entre l’Union européenne (UE) et le Maroc qui étaient très dynamiques avant l’annulation par un tribunal européen de leur accord agricole, tournent actuellement au ralenti et même les concertations et les échanges de visites entre Rabat et Bruxelles sont réduits pratiquement au minimum.

Pourtant Bruxelles paraît pressée de relancer les négociations pour la conclusion avec Rabat, de l’Accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA). Une instance européenne a récemment annoncé la reprise, sous peu, de ces négociations, après la levée de tous les obstacles ayant justifié leur suspension en avril 2014.

En revanche le Maroc semble attendre l’aboutissement final de la procédure judiciaire européenne enclenchée suite à une plainte du Polisario, soutenu par ses lobbyistes européens et qui s’était soldée par l’annulation partielle de l’accord agricole conclu en décembre 2012 avec l’UE.

Les rapports entre Bruxelles et Rabat demeurent encore tendus, car après le rejet en appel, du jugement annulant l’accord agricole, le Polisario avait entretemps, déposé une seconde plainte demandant cette fois-ci, l’annulation, pour les mêmes raisons, de l’accord de pêche Maroc-UE.

Cette brouille continue à susciter une profonde méfiance chez le partenaire marocain qui attend de voir plus clair dans l’évolution future de ses rapports avec l’UE, avant de reprendre les tractations sur l’ALECA.

Pour rappel, le 25 février 2016, Rabat avait «suspendu tout contact» avec l’Union européenne, à la suite de la décision de la Cour de justice de l’UE (CJUE) rendue le 10 décembre 2015, par laquelle l’application de l’accord agricole de 2012, fut suspendue, car il s’appliquait au Sahara occidental.

Ce jugement a ouvert une parenthèse très mal perçue au Maroc qui serait tenté dans un ultime recours, de remettre en cause, l’ensemble de ses accords de partenariat avec l’UE.

Les négociations sur l’ALECA qui ont débuté en mars 2013, avaient été suspendues au 4e round, à la demande du Maroc qui avait exprimé sa volonté de se mettre à niveau. Le royaume avait en effet décidé de se prémunir d’une étude d’impact en vue de moderniser sa loi en matière de Commerce extérieur et de l’adapter aux standards de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
Le Maroc attend de son partenaire européen de faire preuve de plus de transparence et d’équité et d’une vision politique claire qui préserverait les intérêts propres à chacune des deux parties.

 

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