Hassad à Bruxelles pour parler de la coopération sécuritaire entre le Maroc et l’UE

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Le Maroc est «un partenaire important pour l’Europe dans le domaine sécuritaire dans un contexte régional et international marqué par la recrudescence du terrorisme et la montée de l’extrémisme», a déclaré mercredi à Bruxelles, le commissaire européen aux affaires intérieures et à la migration, Dimitris Avramopoulos, à l’issue de son entretien avec le ministre marocain de l’Intérieur, Mohamed Hassad.

La coopération entre le Maroc et l’Union européenne (UE) en matière de sécurité et de lutte antiterroriste, a dominé ces discussions, au cours desquelles, le commissaire européen a fait part au ministre marocain, de la volonté de l’UE de renforcer davantage sa coopération avec le Royaume dans ce domaine.
de son côté, Hassad a confié à la presse, que ses entretiens avec le commissaire européen ont également porté sur un projet d’accord global de coopération en matière sécuritaire entre le Maroc et EUROPOL, qui doit être signé prochainement.
Par ailleurs, le ministre marocain de l’Intérieur a pris part à une conférence-débat organisée le jour même, au Parlement européen à Bruxelles, sous l’intitulé: «Renforcer la sécurité et la stabilité en Méditerranée : le rôle du Maroc».

Intervenant devant un parterre de députés et de responsables européens, Hassad a relevé dans son exposé, la pertinence de l’approche marocaine en matière de lutte anti-terroriste, dont il a rappelé les grands axes.
Il est également revenu sur les grandes idées contenues dans le discours prononcé par le Roi Mohammed VI à l’occasion du 63ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, dans lequel le Souverain avait condamné vigoureusement le meurtre d’innocents, qualifiant l’assassinat d’un prêtre français dans l’enceinte de son église de «folie impardonnable».

«Les terroristes qui agissent au nom de l’Islam, a souligné le souverain, ne sont pas des Musulmans et n’ont de lien avec l’Islam que les alibis dont ils se prévalent pour justifier leurs crimes et leurs insanités ».
Les premières victimes touchées directement et indirectement par le terrorisme, a martelé Mohamed Hassad, sont d’abord les Musulmans qui en pâtissent à cause de ces attentats et des actes racistes et islamophobes qui s’en suivent, chaque fois qu’une attaque est perpétrée en Europe ou ailleurs, outre les répercussions économiques et sociales.
Le Maroc, a-t-il ajouté, a fait de la lutte contre le terrorisme et les réseaux terroristes un axe stratégique de sa politique sécuritaire.

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