L’avenir du partenariat Maroc-UE sera fixé à partir du 19 juillet

Actualités

Tout l’avenir du partenariat tissé entre le Maroc et l’Union européenne (UE) depuis l’accès du Royaume au statut avancé en octobre 2008, dépend désormais de la réponse qui sera donnée en appel, à partir du 19 juillet, à l’annulation en décembre 2015, par la Cour de justice européenne (CJUE) de l’Accord agricole scellé par les deux partenaires en 2012.

Pour l’instant, même si les conditions actuelles se présentent favorables au Maroc plutôt qu’à la partie adverse, le Polisario et le lobby européen qui le soutient, rien n’est sûr dans quel sens vont évoluer les positions dans cette affaire.

En revanche, ce qui est sûr c’est qu’au moins cinq poids lourds de l’Union européenne se sont constitués partie intervenantes au pourvoi en appel, aux côtés du Conseil de l’Europe et de la Commission européenne pour infirmer le verdict annulant partiellement l’Accord agricole Maroc-UE.

Pour rappel, le Conseil de l’UE a introduit le 25 février dernier un pourvoi en appel, pour infirmer le verdict controversé de la Cour européenne.

Dans une ordonnance de son président publiée sur son site officiel, la Cour de justice a annoncé officiellement que les cinq pays européens se sont formellement engagés à appuyer le Conseil et la Commission de l’UE dans les plaidoiries que leurs avocats vont entamer à partir du 19 juillet courant, pour infirmer le verdict prononcé en première instance suite à une plainte du Polisario.

En plus, la Cour a également accepté que le Maroc se constitue partie par l’entremise de la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural «COMADER», précisant même que celle-ci, et contrairement aux objections de la partie adverse, est tout à fait habilitée à se constituer partie puisqu’elle représente les intérêts des agriculteurs marocains directement concernés par ce procès.

Dans tous les cas, les avocats mandatés par les deux institutions de l’UE sont déterminés à étaler les nombreuses erreurs relevées dans la décision d’annulation de la CJUE. Ils comptent aussi interpeller le juge de la Cour sur les motivations qui l’ont incité à vouloir exclure le Sahara marocain dit «Sahara Occidental» de l’Accord agricole au détriment des intérêts économiques d’un bon nombre de pays membres de l’UE.

Laisser un commentaire