Les rapports entre le Maroc et l’UE en standby

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Les Rapporte entre le Maroc et l’Union européenne qui ont été cahotés par l’annulation de leur accord agricole le 10 décembre dernier par la justice européenne, sont au standby depuis le dépôt d’un pourvoi en appel.

C’est le ministre marocain de l’Agriculture et de la pêche maritime, Aziz Ahannouch qui vient de remettre cette question au devant de l’Actualité, affirmant que rien n’a changé hormis l’acceptation du pourvoi par la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) et la publication le 29 mars dernier, de l’arrêt du tribunal au Journal officiel de l’UE.

En attendant l’aboutissement de la procédure du pourvoi qui risque de trainer longtemps dans les méandres de la CJUE, le ministre a confié samedi à la MAP, que le Maroc demande toujours des garanties « fortes » à son partenaire européen pour le maintien des relations agricoles.

«Il est encore trop tôt de voir en cela une issue à ce dossier», a déclaré Aziz Akhannouch qui a formellement démenti l’information relayée dernièrement par certains médias marocains qui font état de l’annulation en appel de l’arrêt de la CJUE.

«Le Conseil de l’Union européenne a formé en février son pourvoi contre l’arrêt du Tribunal de l’Union européenne rendu en décembre dernier. Dans son pourvoi, le Conseil, s’appuyant sur différents moyens tirés d’erreurs de droit, demande à la Cour de justice de l’Union européenne d’annuler l’arrêt du Tribunal dans le cadre d’une procédure accélérée», a rappelé le ministre. «Il s’agit à ce jour de la seule procédure initiée par le Conseil suite à l’arrêt du Tribunal», a-t-il dit, estimant qu’«il est encore trop tôt de voir en cela une issue à ce dossier», tant la procédure risque d’être longue et complexe.

Pour le ministre de l’agriculture «la mobilisation et la vigilance sont toujours de mise et demeurent le mot d’ordre pour le Maroc dans le traitement de cette affaire de justice».

Après avoir décidé dernièrement de reprendre leurs contacts avec les instances de l’UE, les autorités marocaines ne cachent pas pour autant, leurs inquiétudes pour l’avenir de leur partenariat dans son ensemble, avec l’Europe communautaire.  Le gouvernement marocain prend son mal en patience et cherche d’autres alternatives et débouchés au cas où !

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