Les derniers rebondissements suite au gel des contacts Maroc-UE

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mezouar-mogheriniLes premières réactions du côté européen commencent à se faire sentir depuis la suspension par le Maroc la « suspension de tout contact » avec l’UE pour protester contre une décision de la justice européenne invalidant un accord agricole conclu avec le Maroc en 2012.

Pour rappel, le gouvernement marocain avait décidé le jeudi 25 février dernier, de suspendre tout contact avec les institutions européennes, à l’exception des échanges au sujet du recours en appel déposé par le Conseil de l’Europe contre l’arrêt émis le 10 décembre 2015, par la Cour de Justice européenne (CJUE) annulant l’accord agricole liant depuis 2012, le Maroc et l’UE.

Du côté de Bruxelles, la haute représentante de l’UE pour les Affaires extérieures et la politique de sécurité, Federica Mogherini est attendue ce vendredi à Rabat, où elle compte « faire le point » sur les relations entre le Maroc et l’UE, avec le chef de la diplomatie marocaine, Salaheddine Mezouar.

Au lendemain de la décision du Maroc, Mogherini avait en effet, assuré que « l’Union européenne est prête à fournir les clarifications et assurances complémentaires pour répondre aux préoccupations du Maroc afin que les contacts et la coopération puissent être pleinement rétablis dès que possible ».

La France, membre influent de l’UE et très proche du Royaume chérifien, a déclaré ce jeudi, par la voix de son département des Affaires étrangères, qu’elle interviendrait pour soutenir le pourvoi du conseil de l’Europe contre l’arrêt de la CJUE.

« Attachée à la relation entre l’Union européenne et le Maroc, la France invite ses partenaires européens à agir dans le même sens, dans la perspective d’aboutir à une annulation de l’arrêt », a déclaré un porte-parole du ministère français des A.E lors d’un point de presse.

En revanche en Espagne, le pays membre de l’UE qui profite le plus du partenariat avec le Maroc, notamment dans le secteur de la pêche, le gouvernement andalou a exprimé dernièrement, ses vives inquiétudes quand à l’impact négatif que pourrait avoir la suspension des contacts entre Rabat et Bruxelles, sur le protocole de pêche liant les deux parties.

La conseillère (ministre) de l’Agriculture et de la pêche de la région de l’Andalousie, Carmen Ortiz, a déclaré que l’exécutif régional souhaite que ce protocole, en vigueur jusqu’en 2018, ne soit pas affecté par la décision du Maroc. L’Andalousie, a-t-elle ajouté, souhaite aussi que ses exportations de fruits et légumes ne soient pas touchées par la décision marocaine.

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