Le Conseil fait appel contre l’annulation de l’accord agricole UE-Maroc

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cjueLe Conseil européen (CE) a finalement déposé en fin de semaine dernière, son pourvoi auprès de la Cour d’appel européenne pour demander de suspension de l’annulation de l’accord agricole Maroc/Union européenne (UE), rapporte le quotidien «La Libre Belgique».

Le journal s’interroge d’ailleurs sur les raisons du retard pris dans le dépôt du recours en appel par le Conseil européen, soit moins d’une semaine seulement avant le délai imparti fixé au 22 février par la Cour de Justice de l’UE (CJUE).

Pour l’instant, aucune des alternatives dont disposerait la Commission européenne, en cas de rejet de l’appel, n’a assez de chance d’être retenue compte tenu des intérêts divergents pour chacun des deux partenaires.

Bien au contraire les alternatives les plus radicales pourraient fort bien donner lieu à conduire à un divorce entre les deux partenaires comme cela s’était déjà produit lorsque le Parlement européen avait refusé de proroger l’accord de pêche en 2011. Le Maroc avait alors carrément interdit à la flotte de pêche européenne d’accéder à l’ensemble de ses zones de pêche.

Si pour l’instant rien n’a filtré sur le contenu des arguments développés par le CE pour défendre le maintien de l’accord, le Maroc et l’UE sont condamnés à trouver un terrain d’entente pour préserver leurs intérêts mutuels.

Le Maroc gagnerait plus en préservant ses exportations agricoles vers le marché européen qui en a absorbé 42% des expéditions en 2014, et 8,7% du total de ses exportations, tous secteurs confondus. En revanche, les exportations agricoles de l’UE vers le Maroc ne représentent que 1,25%  de ses exportations agricoles, soit 0,06% de ses exportations totales, mais les Européens tirent en contrepartie, davantage de profit du secteur de la pêche et de la collaboration marocaine en matière de lutte contre l’immigration clandestine. Le Maroc qui considère les deux secteurs comme étant indissociables, n’écarte pas l’éventualité de remettre en cause l’ensemble de ses accords d’association avec l’Union européenne.

En attendant, les rapports entre Rabat et Bruxelles sont mis en stand by pour ne pas dire qu’ils sont quasiment gelés, depuis le prononcé du verdict controversé de la CJUE, fin décembre 2015.

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