Derniers rebondissements après l’annulation de l’accord agricole Maroc-UE

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com-ueA la date d’aujourd’hui aucune réponse officielle n’a été apportée par les institutions de l’Union Européenne (UE) quand au sort qui sera réservé à l’accord agricole liant depuis 2012, Bruxelles et Rabat et qui a été étrangement annulé par la Cour de justice européenne (CJUE), trois ans après son entrée en vigueur.

En attendant de voir plus clair sur le sort qui sera à ce dossier, l’eurodéputée française, Rachida Dati a demandé tout récemment à la Commission européenne de garantir la sécurité juridique des accords de l’UE avec le Maroc.

«J’appelle la Commission européenne, garante de la bonne tenue des accords commerciaux avec nos partenaires, à trouver une solution sans délai qui sécuriserait l’accord commercial de 2012 avec le Maroc», a souligné Rachida Dati.

Commentant l’arrêt de la CJUE, l’eurodéputé française estime que même si cette décision «ne reflète aucunement la position de la Commission, du Conseil de l’UE et du Parlement européen», elle soulève néanmoins, «de nombreuses inquiétudes quant à ses conséquences sur les relations entre l’UE et le Maroc ».

Après avoir rappelé le rôle que joue le Maroc, de par sa position géographique et sa stabilité, dans sa coopération avec l’Europe particulièrement dans les domaines de la sécurité et de l’immigration clandestine, Rachida Dati assure que «le Maroc est incontournable dans la lutte contre les menaces qui pèsent aujourd’hui sur notre sécurité» en Europe.

L’annulation de l’accord agricole Maroc-UE a suscité de vives réactions du côté marocain, même si le porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi a tenté jeudi 7 janvier, de temporiser en assurant que Rabat ne prévoyait nullement la suspension de sa coopération bilatérale avec l’UE. Il s’agit, a-t-il dit, d’un simple « recadrage » qui a pour objectif de « canaliser et de préserver les relations avec l’UE sur la base du respect mutuel et en tenant compte des intérêts suprêmes de notre nation ».

Par ailleurs, le journal londonien, Al Quds Al Arabi, citant des sources européennes informées, rapporte dans ses dernières éditions, que l’UE serait tentée de réécrire ledit accord agricole, pour y introduire des clauses spécifiques au Sahara comme se fût le cas pour l’accord de pêche qui prévoit l’affectation aux populations des provinces sud du Royaume, d’une partie des fonds versés en contrepartie par l’UE au Maroc.

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