Mezouar appelle l’UE et ses institutions à plus de cohérence à l’égard du Maroc

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mezouar-moghriniLe Conseil d’Association Maroc-UE réuni lundi à Bruxelles, a adopté à l’unanimité, le pourvoi en appel de l’annulation par la Cour de justice de l’Union Européenne (CJUE) de l’accord agricole Maroc-UE conclu en mars 2012.

Dans la déclaration finale ayant sanctionné le 13ème Conseil d’association UE-Maroc, les ministres des affaires étrangères des vingt-huit Etats membres de l’UE ont réaffirmé à la même occasion, leur engagement sur le long terme avec le Maroc.
 »Le partenariat avec le Maroc, ont-ils assuré, a une valeur fondamentale pour l’UE, qui est déterminée à s’engager sur le long terme et à appuyer le choix stratégique du Maroc d’ancrer ses réformes et sa modernisation à l’UE ».
Dans le même document, l’UE assure vouloir donner à l’occasion de la révision de la politique européenne de voisinage (PEV), un nouvel élan à son partenariat avec le Maroc. Elle propose d’entamer avec le Royaume, en 2016, des consultations approfondies sur la nature et l’orientation futures du partenariat et sa transposition en termes d’assistance.

Lors d’une conférence de presse tenue conjointement avec la haute représentante de l’UE aux Affaires étrangères et à la sécurité, Federica Mogherini, le ministre marocain des Affaires étrangères, Salaheddine Mezouar a qualifié de «précédent dangereux»l’annulation partiel de l’accord agricole Maroc-UE, par la CJUE, appelant l’UE à «préserver la sécurité juridique» de ses accords avec le Maroc.

Rappelant que l’accord agricole «a été négocié, conclu et approuvé à une large majorité par les différentes institutions européennes avant son entrée en vigueur en octobre 2012 », Mezouar a invité à ce titre, l’UE et ses institutions à «faire preuve de cohérence dans leur attitude à l’endroit du Maroc ».

Si le Maroc et l’UE aspirent construire «une relation forte, porteuse de progrès et d’espérance, ils ne peuvent accepter de la voir prise en otage dans des péripéties juridiques à forte connotation politique », a-t-il suggéré en conclusion.
De l’avis de nombreux observateurs, la décision de la CJUE qui veut exclure le Sahara de l’accord agricole, pose un grand défi pour la diplomatie marocaine et ne reflète pas du tout la position de l’Union européenne ni de ses pays les plus influents sur la question du Sahara Occidental. Tous semblent aller dans le sens de soutenir la solution avancée par le Maroc, à savoir une large autonomie dans le cadre d’une régionalisation avancée.

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