Le retour tant attendu des pêcheurs européens, dans les eaux marocaines

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Les navires de pêche européens ont eu finalement le feu vert pour retourner dans les zones de pêche maritime marocaines, après une longue absence forcée de près de trois ans.

SA-maroc-UE- accord de pêche-Commission
Rabat et Bruxelles ont finalement réglé il y a trois jours, les dernières questions d’ordre technique et financier qui bloquaient encore l’entrée en vigueur du nouveau protocole de pêche Maroc-Union Européenne (UE).

A la grande satisfaction des armateurs et pêcheurs des 126 bateaux européens et particulièrement espagnols, la Commission mixte en charge de l’application du protocole de pêche a tenu les 4 et 5 septembre dernier, une ultime réunion à Rabat qui a permis de finaliser les mesures pratiques prévues par le nouvel accord.

Tous les bateaux qui remplissent les conditions exigées par la Commission mixte, ont déjà obtenu leurs licences de pêche et s’apprêtent à mettre le cap vers les eaux territoriales du Royaume.

D’une durée de quatre ans, le nouveau protocole est conditionné par le versement d’une contrepartie de 40 millions d’euros par an, dont 30 millions puisés dans le budget de l’UE et les 10 millions d’euros restants sont à la charge des armateurs. Ce montant concerne le paiement des redevances et des droits de licences.

Après son adoption par le parlement européen et le 15 juillet dernier par la partie marocaine, le nouveau protocole attendait l’aval de la commission mixte pour entrer en application.
Entretemps, l’Union européenne avait modifié en avril dernier les conditions et prix d’accès à ses marchés, des produits agricoles extracommunautaires dont ceux en provenance du Maroc.

Ce changement unilatéral a été très mal accueilli par le partenaire marocain qui craint que l’entrée en vigueur de cette décision en octobre prochain, ne conduise à l’éviction d’une grande partie des produits agricoles marocains, notamment les tomates, les concombres, la courgette et la clémentine.

Dans sa riposte, le Maroc a sciemment retardé l’adoption finale du protocole et son entrée en vigueur, le temps de mettre les points sur les I avec l’UE dans le secteur agricole.

En coulisses, on dit que le Maroc n’aura pas cédé sur le terrain de la pêche s’il n’avait pas obtenu de Bruxelles des promesses d’aides substantielles aux agriculteurs marocains à titre de compensation pour leur manque à gagner au niveau des exportations de produits agricoles vers le marché communautaire.

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