Russie : une chance pour les exportations agroalimentaires marocaines

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maroc-expLa guerre des sanctions entre la Russie et l’UE sur fond de conflit ukrainien, semble ouvrir des perspectives significatives pour les exportations agroalimentaires et des pêches  marocaines, qui pourraient ainsi compenser les pertes occasionnées par les problèmes d’accès au marché européen.
Comparativement à l’UE, le marché russe est plus éloigné pour les producteurs marocains. Pourtant, la Russie absorbe déjà 60% des exportations d’agrumes contre 30% pour l’Union européenne. Durant la campagne 2012-2013, ce sont quelque 200.000 tonnes de mandarines qui ont été exportées sur le marché russe. Cette tendance semble se maintenir depuis quelques années et pourrait progresser rapidement. Les responsables de l’ASPAM, l’Association des exportateurs d’agrumes, envisagent même de tripler le volume des exportations d’agrumes du Maroc vers la Russie à l’horizon 2018.
L’autre Association des producteurs exportateurs de fruits et légumes (APEFEL), tout en misant sur la bonne tenue du marché russe qui compte 147 millions d’habitants, insiste sur l’aspect logistique. Les exportateurs marocains ne peuvent compter que sur une seule desserte maritime par semaine qui relie Agadir à Saint Petersburg. « C’est le gros problème que nous avons avec le marché russe », regrette Saad Slimani, le secrétaire général de l’APEFEL. « Avec une seule desserte par semaine, vu son importance, c’est comme si on est quasi-absent ». D’où la nécessité de renforcer la logistique et particulièrement le transport maritime qui est le mieux adapté entre le Maroc et la Russie pour gagner des parts de marché.
En tout cas, le bras de fer commercial entre l’UE et la Russie intervient au moment où Rabat et Moscou s’apprêtent à tenir la  Haute commission maroco-russe le 17 septembre prochain. Une occasion pour les opérateurs marocains de cibler quelques  niches autres que les traditionnelles exportations d’agrumes, de farine et d’huile de poisson.

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