Rupert Joy exclut toute incidence majeure sur le partenariat UE-Maroc

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tomate-ue-marocLe représentant de l’Union européenne (UE) à Rabat, tente de temporiser dans le litige opposant Rabat à Bruxelles suite à la modification du régime des prix d’accès des fruits et légumes aux marchés de l’UE.
Cette mesure jugée du côté marocain, attentatoire aux clauses du dernier accord agricole conclu avec l’UE, a entrainé une levée de boucliers chez les professionnels et exportateurs marocains de fruits et légumes qui craignent une forte chute de leurs revenus et d’importantes pertes d’emplois dans le secteur agricole.
En revanche, l’ambassadeur de l’UE, Rupert Joy se veut plus rassurant. Il a confié ce jeudi à un journal marocain, que ces nouvelles mesures n’auront pas «d’incidence majeure» sur le partenariat global entre Rabat et Bruxelles.
La Commission européenne, a-t-il martelé, est à l’écoute des préoccupations marocaines et veille à les prendre en compte dans le cadre des négociations bilatérales en cours.
En plus, ajoute-il, l’accompagnement de telles mesures et des autres piliers du partenariat, dont la prévention et la lutte contre l’immigration irrégulière, sera favorisé par des moyens financiers importants mis à la disposition du Maroc par l’UE et ses Etats membres.
En guise de soutien à ses réformes, rappelle Rupert Joy, le Maroc a reçu en 2013 des dons de Bruxelles de plus de 3 milliards de dirhams en plus de la signature de six programmes, dont le programme Hakama dédié à la gouvernance publique.
Ces soutiens se poursuivront en 2014, avec notamment les programmes d’appui à la couverture médicale de base (50 millions d’euros pour la 3ème phase), à l’agriculture (60 millions d’euros – 2ème phase) et à la stratégie de l’éducation (89,9 millions d’euros – 2ème phase).
Bruxelles a décidé de modifier les prix d’accès des fruits et légumes aux marchés de l’UE à compter du 1er octobre 2014, suite aux pressions des agriculteurs européens et particulièrement espagnols, qui redoutent la concurrence des produits agricoles marocains, la tomate en tête.
Pour résoudre leur litige commercial, Rabat et Bruxelles mènent des négociations depuis février dernier, mais apparemment les négociateurs n’ont pas encore trouvé un terrain d’entente.

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