Le Roi Mohammed VI prône une gestion humaniste de la problématique migratoire

Actualités

migrants-subsahariensLe Roi Mohammed VI s’est prononcé en faveur d’un traitement global et humaniste de la problématique migratoire au Maroc.
Après avoir pris note des recommandations pertinentes du  CNDH dans un rapport thématique relatif à la situation des migrants et des réfugiés au Maroc, le souverain  a réitéré sa conviction que « la problématique migratoire, objet de préoccupations légitimes et parfois sujet de polémiques, doit être approchée de manière globale et humaniste, conformément au droit international et dans le cadre d’une coopération multilatérale rénovée », précise un communiqué du Cabinet royal, publié ce lundi.
Dans ses recommandations, le Conseil national des droits de l’Homme parle également du droit d’asile accordé par les autorités marocaines, à des centaines de réfugiés, notamment subsahariens.
S’agissant de la situation des migrants et réfugiés africains au Maroc, le CNDH rappelle la longue tradition du Maroc en tant que pays d’immigration et d’accueil, dues notamment à ses relations séculaires avec l’Afrique sub-saharienne.
De même le rapport du CNDH contient les résultats d’une analyse des mutations en cours relatives aux migrants et aux réfugiés, établis ou en transit au Maroc.
De simple pays de transit vers l’Europe, le Maroc a fini par devenir un pays d’accueil. Il abrite actuellement une forte communauté d’Afrique subsaharienne estimée à plus de 20.000 migrants clandestins qui sont souvent forcés de trouver refuge dans le royaume faute d’avoir réussi à rejoindre l’eldorado européen.
Le CNDH explique aussi le cadre juridique national et international qui régit les étrangers au Maroc et en particulier la Constitution qui garantit le principe de non discrimination, le droit d’asile et l’égalité de droits entre nationaux et étrangers.
Compte tenu des rapports privilégiés qu’il entretient avec  nombre de pays d’Afrique mais vu aussi les liens étroits qui l’unissent à l’Union européenne, le Maroc est souvent appelé à ménager le choux et la chèvre. Il doit éviter de froisser ses amis africains, de jouer le rôle du gendarme pour l’Europe mais en retour il s’expose constamment aux critiques des associations et ONG de défense des droits de l’homme. Ces dernières ne ratent aucune occasion pour reprocher aux autorités marocaines de maltraiter ou de violenter les migrants subsahariens mais qui ne font en réalité, que respecter leurs engagements et appliquer les termes des accords internationaux conclus avec leurs partenaires européens. La migration clandestine est un véritable bourbier difficile à gérer sans causer des dégâts collatéraux.
C’est justement pour toutes ces considérations que le Roi Mohammed VI parle d’une « problématique migratoire, objet de préoccupations légitimes et parfois sujet de polémiques » qui mérite un traitement global et humaniste.

Laisser un commentaire