Le Roi Mohammed VI très critique à l’endroit du système actuel de l’enseignement

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ecole-marocLe Roi Mohammed VI a de nouveau rappelé à l’ordre les responsables des secteurs de l’éducation nationale et de l’enseignement, soulevant sur un ton franc et sincère, tous les dysfonctionnements qui continuent d’handicaper le secteur.
Dans un discours adressé mardi à la Nation à l’occasion du 60ème anniversaire de la révolution du Roi et du Peuple et consacré essentiellement à l’enseignement et à la formation professionnelle, le souverain n’a apparemment, pas apprécié que l’actuel gouvernement et particulièrement ses ministres de l’Education nationale et de l’enseignement supérieur, fassent table rase sur le Programme d’urgence, lancé le 15 janvier 2009, par le précédent gouvernement d’Abbas El Fassi.
Le gouvernement actuel, a-t-il insisté, «aurait dû capitaliser les acquis positifs cumulés » par ses prédécesseurs sur ce « chantier déterminant ».
Malheureusement, a-t-il regretté, les efforts nécessaires n’ont pas été entrepris pour consolider les acquis engrangés. Pire encore, « sans avoir impliqué ou consulté les acteurs concernés, on a remis en cause des composantes essentielles de ce plan, portant notamment sur la rénovation des cursus pédagogiques, le programme du préscolaire et les lycées d’excellence », a noté le Souverain.
Le souverain n’est pas allé par quatre chemins pour dire avec une franchise inhabituelle que « le secteur se heurte à de multiples difficultés et problèmes, dus en particulier à l’adoption de programmes et de cursus qui ne sont pas en adéquation avec les exigences du marché du travail ».
Pour remédier à cette situation, le souverain a donc appelé à « un examen de conscience objectif permettant d’évaluer les réalisations accomplies et d’identifier les faiblesses et les dysfonctionnements existants ».
Tout en reconnaissant que le chemin reste long à parcourir pour que le secteur puisse remplir son rôle de locomotive du développement économique et social, le Roi Mohammed VI prévient que la gestion du secteur de l’éducation « ne doit pas être l’objet de surenchères ou de rivalités politiciennes ».
Le Roi Mohammed VI a par ailleurs, insiste sur la nécessité d’apporter davantage de soutien et d’encouragement au secteur de la formation professionnelle et de réhabiliter les travaux manuels et les professions techniques, mettant l’accent sur la place privilégiée qu’occupent ces métiers sur le marché du travail, au moment où le pays accuse un grand déficit en main d’œuvre qualifiée dans les secteurs de la construction automobile et des centres d’appel ou de l’aéronautique.
Le souverain a finalement insisté sur une mobilisation de tous qui « requiert que chacun s’investisse fortement dans les chantiers de développement, afin de relever les défis actuels et à venir et de concrétiser les aspirations légitimes de nos citoyens, en vue de concrétiser leurs aspirations».

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