UE : Le Maroc sera-t-il l’un des premiers postulants au futur statut d’Etat associé ?

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Le partenariat de l’Union européenne (UE) avec le Maroc devrait bientôt passer à une vitesse supérieure avec la conclusion du projet d’Accord de libre-échange complet et approfondi «Aleca», actuellement en négociation. Vu la profondeur des liens qui l’unissent à l’espace communautaire, le Royaume serait même tenté d’être parmi les premiers pays de la rive sud de la Méditerranée, à accéder au futur « statut d’Etat associé » que le Conseil de l’Europe (CE) envisage de créer à l’intention des pays non membres de l’UE.
L’idée a été annoncée début juillet à Strasbourg, par le président du groupe des rapporteurs des relations extérieures au Comité des ministres du CE, l’Ambassadeur Laurent Dominati.
Dès septembre prochain, a-t-il précisé, le Conseil planchera sur la rédaction d’un projet de résolution qui vise à instaurer une nouvelle catégorie pour les pays non membres partenaires du Conseil qui s’assimilera au statut d’Etat associé. Cette action est à inscrire dans le cadre de la nouvelle politique européenne de voisinage.
Intervenant à l’ouverture des travaux d’un séminaire régional sur les instruments normatifs du Conseil à laquelle prenaient part des délégations du Maroc, de la Tunisie, de l’Algérie et de la Jordanie, la secrétaire générale adjointe du CE, Gabriella Battaini-Dragoni a expliqué que les nouvelles orientations ont pour objectifs de soutenir les processus de transition politique et démocratique chez les pays partenaires. Elles visent aussi à promouvoir une bonne gouvernance dans ces pays, sur la base des normes, mécanismes et instruments applicables du Conseil de l’Europe.
En attendant la conclusion de l’ALECA et la possibilité de pouvoir postuler pour le futur statut d’Etat associé, le Maroc qui a déjà pris un grand nombre d’engagements avec l’Union européenne grâce à la conclusion de nombreux accords (accord agricole, accord aérien, partenariat pour la mobilité, etc.), souhaite entretemps pouvoir bénéficier d’un accompagnement financier européen additionnel conséquent pour pouvoir mener à bon port, ses grandes réformes en cours. Un tel soutien en plus du soutien technique de l’UE, permettra au Royaume d’avancer rapidement sur la voie de son rapprochement réglementaire avec l’UE, dans divers secteurs clés.

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