Bruxelles débloque 37 millions d’euros pour la gestion des forêts au Maroc

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Le Maroc est le premier pays non membre de l’Union européenne (UE) à bénéficier d’un programme d’appui budgétaire en guise de soutien à sa politique forestière.

Il s’agit d’une enveloppe de 37 millions d’euros destinée au renforcement de l’efficacité de la stratégie de protection et de gestion durable des ressources naturelles forestières dans le Royaume qui bénéficie depuis 2008 du statut avancé auprès de l’UE.

Ce programme d’appui européen qui est tout à fait « novateur » puisqu’il constitue la première expérience du genre dans le monde, offrira une « réelle opportunité pour mobiliser et faire adhérer l’ensemble des acteurs à la mise en œuvre de la politique forestière », a souligné l’ambassadeur au Maroc, Rupert Joy.

La convention relative à ce nouveau programme d’appui budgétaire, a été signée mardi à Skhirat, en marge d’une journée organisée par le Haut-commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification à l’occasion de la célébration du centenaire des services forestiers au Maroc.

« Un appui de cette envergure au secteur forestier marocain trouve toute sa justification dans l’importance que représente la forêt dans le développement rural (…) et dans la qualité du partenariat qui a existé entre le Haut-commissariat aux eaux et forêts et l’UE au fil des années », a précisé Rupert Joy, lors d’une conférence de presse.

Il a en outre, insisté sur la nécessité d’identifier de nouveaux modes de gestion des ressources forestières dans le royaume, tout en prenant en considération les intérêts des populations résidentes et leurs conditions de vie. Une partie de ce montant, a-t-il ajouté, sera consacrée au soutien des acteurs non-étatiques.
Qualifiant la législation marocaine dans ce domaine de « très novatrice » pour ce qui est de la participation des populations à l’exploitation et à la mise en valeur du patrimoine forestier de l’Etat, Rupert Joy a plaidé pour une consolidation et une meilleure organisation de cette participation afin d’assurer le développement durable des zones forestières et faire face aux nouveaux enjeux des changements climatiques.
A la même occasion, plusieurs autres conventions ont été signées. Elles concernent les espaces verts et forestiers en zone urbaine et périurbaine, la protection de la biodiversité et des espèces rares et celles menacées d’extinction telle l’outarde ainsi que la sauvegarde de la biodiversité au Maroc.

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