Gdeim Izik : procès régulier et verdict équitable

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Le verdict est tombé dans le procès des accusés de Gdeim Izik et la culpabilité de la plupart des inculpés a été formellement établie dans l’assassinat de 11 membres des forces de l’ordre, aggravée par la profanation de leurs cadavres.

Ainsi, neuf accusés ont été condamnés à la perpétuité, dont un par contumace, 14 ont écopé de peines allant de 20 à 30 ans de prison ferme, alors que deux accusés devaient été libérés après leur condamnation à une peine correspondant à la durée de leur détention préventive depuis deux ans. En effet, le 8 novembre 2010, les forces de l’ordre intervenaient pour le démantèlement d’un campement de protestation érigé à Gdeim Izik, près de Laayoune, par des habitants demandant des logements. Non armés, les agents de la force publique ont été vite débordés par des éléments entraînés et armés de coutelas et de bombes incendiaires. Onze d’entre eux, dont un membre de la protection civile, ont été lynchés. Certains ont été égorgés et leurs corps atrocement mutilés. Les nombreuses personnes présentes au procès ont eu du mal à supporter la cruauté des images et des vidéos projetées à charge. Aussi, les jugements prononcés tôt dimanche par le tribunal militaire de Rabat, ont été jugés équitables par de nombreux observateurs compte tenu de la gravité des faits. ONG de défense des droits humains et juristes ont conclu à l’équité du procès dans lequel la garantie des droits de la défense a été scrupuleusement respectée. La présence d’observateurs internationaux a été aussi remarquée vu la sensibilité du procès, dont les accusés sont des partisans du Polisario, le Front basé en Algérie qui réclame l’indépendance de la région du Sahara occidental.

Enfin, la présence de nombreux médias a permis de braquer les projecteurs sur ce procès, ouvert le 1er février, et qui a pour la première fois mis en lumière le drame humain vécu par les familles et les enfants des victimes.

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