Landaburu: une coopération Maroc-UE particulièrement intense en 2012

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L’objectif d’approfondir l’application du statut avancé a été « l’une des priorités » inscrites à l’agenda Maroc-UE pour l’année 2012, a affirmé Eneko Landaburu, le chef de la délégation de l’Union européenne à Rabat.
Faisant le bilan de la coopération entre le Maroc et l’UE au cours de l’année passée, le diplomate européen a rappelé que parallèlement au programme « Réussir le Statut Avancé », d’autres chantiers ont été approfondis. En premier lieu, la signature de l’accord d’association levant les obstacles au commerce. Parmi les autres programmes, figurent la promotion de l’égalité homme/femme, la convergence entre les législations marocaine et européenne, et le rapprochement des règles appliquées au Maroc avec les normes industrielles et phytosanitaires de l’UE. Même si des progrès ont été accomplis dans ce domaine, d’importants efforts restent à déployer par le Maroc pour réussir la convergence réglementaire avec l’Europe, a insisté Eneko Landaburu. Le diplomate européen, qui devrait bientôt quitter la délégation de l’UE au Maroc au terme d’un mandat particulièrement actif, a souligné l’urgence d’une réforme résolue dans le secteur de la justice. La capacité du Royaume à stimuler l’investissement interne et étranger et à dynamiser la croissance économique en dépend largement.
Ceci dit, le Maroc et l’UE n’ont pas perdu de temps, en focalisant sur les matières de coopération arrivées à maturité. Eneko Landaburu a notamment cité la conclusion de l’accord entre le Conseil économique et social européen et le Conseil économique, social et environnemental (CESE) marocain. Des négociations entre les deux parties sont également prévues à brève échéance en matière de mobilité. L’objectif est de faciliter les déplacements professionnels des Marocains dans l’espace européen, avec la possibilité d’un élargissement de la durée des visas.
Pour leur part, les négociations sur l’accord de pêche n’ont pas encore abouti. Mais le diplomate européen s’est déclaré confiant sur leur issue, assurant que le cinquième round prévu la semaine prochaine à Rabat, devrait se concentrer sur la contrepartie financière et le respect de l’écosystème qui sont encore les principaux points de désaccord.

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