Conseil de l’Europe : enracinement du partenariat avec le Maroc

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Le partenariat établi entre l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) et le Parlement marocain prend constamment de la vigueur, avec des échanges accrus centrés sur l’enracinement de la démocratie.

La visite de fonctionnaires du Parlement marocain les 19 et 20 décembre à Strasbourg, illustre la volonté des deux Chambres de l’institution législative marocaine de familiariser leurs cadres et employés avec les structures et le fonctionnement du Conseil de l’Europe. Ce partenariat actif est la consécration du statut de « Partenaire pour la démocratie » dont le Maroc bénéficie depuis juin 2011 auprès de l’APCE. L’Assemblée parlementaire, qui regroupes les 47 Etats membres du Conseil de l’Europe, avait accordé ce statut au Maroc sur la base du partage en commun des valeurs de démocratie, de pluralité, d’ouverture et d’Etat de droit. Conséquence de ce statut privilégié pour un pays du sud de la méditerranée, le Maroc avait participé pour la première fois aux travaux de l’Assemblée du Conseil de l’Europe en octobre 2011 à Strasbourg. Cette participation traduit le choix des parlementaires européens d’associer leurs homologues marocains dans les débats qui portent sur des enjeux communs dépassant les frontières européennes. En avril dernier, le Conseil de l’Europe et le Maroc avaient lancé un programme de coopération étalé sur la période 2012-2014 avec pour objectif de multiplier les actions de promotion de la démocratie. Un programme que l’Europe inscrit dans le soutien apporté aux pays de la région qui sont engagés dans la transition et la réforme.
Les échanges ne sont toutefois pas à sens unique, puisque le Conseil de l’Europe avait tenu en septembre 2012 à Rabat, une conférence régionale sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes dans l’espace méditerranéen. Environ 400 participants d’Europe et de tout le pourtour méditerranéen avaient participé à cette conférence. Le « partage des données existantes et des expériences acquises sur les deux rives de la Méditerranée en vue de développer une approche commune pour lutter contre ce fléau », avait été au centre des débats.

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