La régionalisation au Maroc, un projet stratégique soutenu par l’UE

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Le projet de régionalisation au Maroc suit à grands pas son cours et verra bientôt le jour sûrement avec le concours de l’Union européenne. La régionalisation est un projet stratégique, moderne et nécessaire pour le Maroc, du fait qu’il permet un développement économique et social à même d’aboutir à une cohésion à l’intérieur du pays, a souligné l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) à Rabat, Eneko Landaburu.

Au sein de l’UE, « nous soutenons et nous soutiendrons les efforts du Maroc pour avancer dans un projet de régionalisation prônant la démocratie », a dit  Landburu, qui était lundi, l’invité de l’émission « la question de l’heure » de Radio Médi-1.

Le projet de régionalisation avancé, mené depuis janvier 2010 par la Commission consultative de la Régionalisation (CCR) vise renforcer la démocratie locale, doter les régions de larges attributions et prérogatives dans les domaines de l’aménagement du territoire, l’enseignement, la santé, la culture et les équipements.

Pour le diplomate européen, cette régionalisation élargie, qui offre plus de possibilités de développement social et économique, est un « projet moderne qui devrait être maîtrisé pour éviter toutes dérives ». Les organismes en charge de mener à bon port ce grand chantier, estime l’ambassadeur européen, devraient disposer du temps nécessaire pour la mise en œuvre des dispositions de ce vaste chantier.

Le modèle de régionalisation, qui n’est pas exportable, selon Landaburu, « doit correspondre au génie de chaque pays, à son histoire et à sa propre culture », insistant sur la nécessité de redéfinir le projet par rapport aux moyens économiques et financiers disponibles.

Les grands contours du projet de régionalisation avaient été définis par le roi Mohammed VI dans son discours du 3 janvier 2010. Le souverain a levé la barre très haut et a fait comprendre aux Marocains, qu’il s’agit d’un grand défi qui concerne avant tout l’intégrité territoriale et l’unité du royaume et vient renforcer le processus démocratique et la décentralisation. La mise en place du processus de régionalisation, a insisté le souverain, ne peut être vraie que par «l’adoption d’une large déconcentration dont la mise en œuvre effective est indispensable pour une régionalisation judicieuse, dans le cadre d’une gouvernance territoriale efficiente, fondée sur la corrélation et la convergence.»

Ainsi, le gouvernement, les partis politiques, les centrales syndicales, les corps élus et la société civile sont tous directement concernés par la réalisation de ce vaste chantier, dont ils doivent relever le défi. Dans cette approche, le Roi Mohammed VI avait déclaré dans le même discours, avoir décidé «d’associer toutes les forces vives de la nation à l’effort de conception générale de ce projet».

Citoyenneté et régionalisation sont devenues, donc, les mots clés pour toute restructuration et/ou réaménagement à venir.

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