La Commission européenne souhaite mieux familiariser les Marocains au Statut avancé

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Le statut avancé octroyé au Maroc en 2008, par l’Union européenne (UE), n’a pas encore atteint sa vitesse de croisière. La raison réside dans son incompréhension par les Marocains, notamment certains décideurs et la plupart des petits opérateurs qui constituent la majorité des bénéficiaires potentiels. A cette date, seuls les institutionnels, les établissements publiques et un bon nombre parmi les grands opérateurs privés ont pu tirer profit des avantages qu’offre ce Statut qui fait du Maroc, un partenaire privilégié de l’UE. C’est du moins le constat établi par la Commission européenne qui, quatre années plus tard, s’est rendue compte que le concept est galvaudé sans qu’il ne soit réellement compris.
Pour se rattraper et aider les Marocains à mieux appréhender l’étendue des avantages offerts par le Statut Avancé qui se situe entre un accord d’association et un acte d’adhésion à l’UE, la Commission a décidé de mobiliser sur place au Maroc, une équipe d’experts externes qui auront pour mission d’expliquer le concept et de généraliser la compréhension des clauses du Statut avancé.
L’équipe d’experts sera basée à Rabat, et travaillera avec des partenaires de différents horizons : l’administration, le secteur privé, la société civile, les médias. L’objectif étant d’aider les décideurs et opérateurs marocains à comprendre ce que leur apporte ce statut, les opportunités et avantages qu’il leur ouvre mais également les obligations, les engagements et les  réformes qu’il exige en contre partie.
Le projet étant financé par des fonds européens, la Commission européenne s’est déjà mise à l’œuvre pour former son équipe d’experts qui sera chargée de mener à bout cette délicate mission.
L’extension du partenariat de l’Union européenne avec les pays du flanc sud de la Méditerranée qui attendent leur tour pour accéder au statut avancé, demeure en grande partie tributaire de la réussite de cette première expérience avec le Maroc.
A la date d’aujourd’hui, le royaume chérifien est en effet le premier et le seul pays sud-méditerranéen à avoir accédé à ce statut auprès de l’UE, mais les résultats sur le terrain, tardent encore à acquérir plus de visibilité pour les futurs postulants.

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