Phosphates : développement industriel et souci environnemental à l’OCP

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La stratégie de développement industriel de l’OCP, le géant marocain des phosphates, prend de la vitesse. Un coup de pouce vient d’être donné à cet élan par l’AFD, l’Agence française de Développement et la Banque Africaine de Développement, avec un financement cumulé de près de 500 millions de dollars, qui servira en bonne partie à faire des économies d’eau.

Le prêt de 180 millions d’euros apporté par l’AFD servira à la concrétisation du programme de l’Office chérifien des phosphates (OCP) en matière d’eau, une ressource indispensable pour le traitement du minerai. La stratégie de l’OCP table sur un fort développement de l’activité de transformation, ce qui nécessite l’augmentation de la consommation d’eau. Celle-ci devrait passer de 73 millions à 181 millions de m3 par an dans les prochaines années. Mais le souci écologique s’impose de plus en plus. D’où le programme d’implanter deux usines de dessalement sur l’Atlantique et trois stations d’épuration d’eaux usées sur les principaux sites d’extraction, notamment à Khouribga. Quant au prêt de 250 millions de dollars approuvé par la BAD, il contribuera à la réalisation d’unités du complexe chimique de Jorf Lasfar. Situé sur la côte Atlantique, cette plateforme devrait démultiplier la capacité de transformation du phosphate en acide phosphorique et en engrais. Des objectifs qui rejoignent ceux défendus par la Banque africaine de contribuer au « développement de l’agriculture africaine, d’accroître la production agricole et assurer la sécurité alimentaire » en Afrique.
Le Maroc, qui recèle plus de la moitié des réserves mondiales de phosphates, est le troisième producteur derrière les USA et la Chine, et le premier exportateur au monde. Pour soutenir sa stratégie de développement industriel, L’OCP a mis au point un programme d’investissements de 10 milliards d’euros pour les prochaines années.

 

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