Maroc-UE : l’accord de libre échange agricole, un pas vers une intégration progressive

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L’adoption le 16 février par le Parlement européen de l’accord de libre échange dans le domaine agricole entre l’Union européenne et le Maroc, est une nouvelle illustration du partenariat spécifique qui existe entre les deux parties. Une décision qui donne tout son sens au Statut avancé du Maroc avec l’UE.
Car, malgré l’opposition farouche des eurodéputés espagnols, soutenus par le français José Bové, les parlementaires européens ont préféré favoriser l’avenir de relations durables des deux côtés de la méditerranée, plutôt que de céder à des pressions catégorielles du secteur agricole espagnol.

Le principal argument des pourfendeurs de l’accord est qu’une arrivée accrue de fruits et légumes marocains sur le marché de l’UE, constitue une menace pour les produits ibériques. Un prétexte qui ne résiste pas aux chiffres, quand on sait que les exportations marocaines ne représentent qu’un infime pourcentage de l’ensemble des importations de produits agricoles européens. Preuve de la lucidité qui a motivé leur vote, les eurodéputés ont parallèlement adopté une résolution estimant que le Maroc a « considérablement progressé dans la consolidation de la démocratie en réformant sa constitution et en tenant des élections régulières ». C’est pourquoi les députés européens jugent que cet accord constitue une « mesure concrète de soutien en faveur d’une stabilisation politique et d’un développement économique réciproque durable ».
Deux jours plus tôt et toujours dans le même esprit, les eurodéputés avaient élargi le champ de la coopération dans le cadre de l’Accord d’Association Maroc-UE. Désormais, le Maroc est invité à participer à 7 programmes de l’UE, parmi lesquels figurent le climat des affaires, les technologies de l’information, la gestion du trafic aérien, la recherche scientifique…
Pas étonnant donc d’entendre Stefan Fûle, le commissaire européen à l’Elargissement et à la Politique de voisinage, dire que « c’est un pas vers une intégration progressive du Royaume dans le marché communautaire ».

 

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