Maroc-UE: A qui profite le plus, le Statut avancé ?

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Le partenariat entre l’Union européenne (UE) et le Maroc dans le cadre du Statut avancé va dans le bon sens vers la conclusion d’un accord de libre-échange plus global. C’est du moins ce qu’affirme la vice-présidente du Parlement européen en charge des relations euro-méditerranéennes, Rodi Kratsa-Tsagaropoulou. Pour preuve, dit-elle, l’UE est actuellement le premier partenaire commercial du Maroc. Ce qui n’a pas empêché, pour autant, le Parlement européen de rejeter tout récemment la reconduction pour un an, de l’accord de pêche et de faire trainer la ratification de l’accord agricole depuis déjà plusieurs années. Les Marocains sont alors en droit de s’interroger à qui profite le mieux ce fameux statut avancé au Maroc ou à certains pays membres de l’UE ? L’Accord de libre-échange global envisagé entre le Maroc et l’UE, a-t-elle confié lundi, à un quotidien national, ira au-delà de la simple suppression des droits de douane, l’objectif étant de prendre en compte toutes les questions réglementaires en rapport avec le commerce.

La mise en place du partenariat pour la mobilité avec le Maroc a été lancée à Rabat en octobre 2011 et l’UE a donné un nouvel élan aux négociations pour le nouveau plan d’action du Statut avancé. Ceci étant, il est impératif que le Maroc persiste dans la mise en œuvre du document conjoint du Statut avancé et plus particulièrement concernant la libéralisation du commerce et des services afin de passer à l’étape suivante qui est le lancement des négociations sur l’Accord de libre-échange global et complet. La réussite de cet objectif exige selon l’eurodéputée grecque Tsagaropoulou, un effort continu et partagé entre l’UE et le Maroc. Ce dernier doit assumer les responsabilités des réformes démocratiques et socioéconomiques et de son côté, et malgré la crise économique qu’elle traverse, l’UE devrait faire un effort afin d’assister économiquement le Maroc, dans le cadre de sa politique de voisinage. L’eurodéputée grecque et membre du Parti populaire européen (PPE) qui assistait à la remise du titre de Docteur honoris causa décerné par l’Université Sidi Mohammed Ben Abdellah à Fès, a rappelé à ce titre, les efforts déployés par l’UE pour imprimer un nouvel élan aux négociations en vue d’un nouveau plan d’action du Statut avancé. Mais ce que les responsables européens ne disent pas c’est qu’entre le Maroc et l’Union européenne, il y a toujours l’Espagne ou les écolos et autres lobbies hostiles aux intérêts marocains qui soufflent le chaud et le froid au gré de leurs propres intérêts. Ils finissent souvent par faire pencher la balance de leur côté, car ils ont du poids sur l’opinion publique européenne et savent comment faire jouer les conflits d’intérêts entre les 27 pays membres de l’UE.

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