Solaire : 300 millions de dollars de la BM pour la centrale de Ouarzazate

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L’engouement international pour les énergies propres de se dément pas. Le prêt de quelque 300 millions de dollars que vient d’accorder la Banque Mondiale au projet de centrale solaire marocaine de Ouarzazate, en est la parfaite illustration. La future centrale solaire, qui sera « parmi les plus grandes du monde » selon l’institution financière mondiale, devrait fournir de l’énergie propre au Maroc et à l’Europe, probablement dès 2014. La décision de la Banque mondiale a été dictée par l’importance des enjeux économiques et écologiques de ce projet pour l’avenir de l’énergie solaire dans le monde. Pour le président de la Banque, Robert B. Zoellick, « ce projet solaire pourrait faire avancer le potentiel de cette technologie, créer de nombreux emplois dans la région, aider l’Union européenne à atteindre ses objectifs de réduction des émissions de CO2, et approfondir l’intégration économique et énergétique autour de la Méditerranée. Il y a de nombreux gagnants », a-t-il insisté.

Le prêt de la Banque mondiale ira à la réalisation de la première phase de construction de la centrale, dont le coût total est estimé à 2,3 milliards d’euros. Cette énorme centrale qui s’étendra sur une superficie de 12 km2, devrait générer 500 MW, soit la moitié de la production d’une centrale nucléaire moderne. Signe du caractère transnational du projet, celui-ci avait bénéficié en juillet 2011 d’un autre prêt de plus de 100 millions d’euros, en plus d’une subvention de 300 000 euros de l’Agence française de développement (AFD). La construction de la centrale de Ouarzazate s’inscrit dans le cadre d’un ambitieux projet lancé en 2009 par le Maroc. Le projet prévoit la production de 2.000 mégawatts à partir de l’énergie solaire en 2020 pour un investissement de 9 milliards de dollars. Pour ce faire, le Royaume a créé un organisme public, l’Agence Marocaine pour l’Energie Solaire (MASEN). C’est cette volonté politique également soulignée par Robert Zoellick, qui a décidé la société allemande DII à annoncer, fin octobre, le lancement du projet Desertec au Maroc dès 2012, soit trois ans plutôt que prévu.

 

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